vendredi 14 décembre 2018
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Véhicules blindés à roues de la Gendarmerie (VBRG) en manœuvre au Centre national d'entraînement des forces de Gendarmerie (CNEFG) de Saint-Astier (Dordogne). La réparation et l’entretien de ces véhicules est l’une des missions des sous-officiers du Corps de soutien technique et administratif (CSTAGN) de la spécialité Auto-Engins Blindés. M. GUYOT/ESSOR

Pourquoi les blindés de la Gendarmerie n’ont pas été mobilisés le 1er décembre

Illustration (MG/L’Essor).

Les blindés de la Gendarmerie auraient-ils dû être mis en action, ce samedi 1er décembre à Paris ? Les policiers et gendarmes ont dû faire face à de 3.000 à 5.000 manifestants venus en découdre. Le ministère de l’Intérieur a ainsi déploré, ce lundi 3 décembre à l’Assemblée nationale, des “scènes d’une rare brutalité” et la “radicalisation violente” de certains “Gilets jaunes”.

La situation a même été jugée quasi-insurrectionnelle par de nombreux commentateurs. Autant d’éléments qui ont incité le député (LR) des Bouches-du-Rhône Eric Diard à questionner l’exécutif sur l’emploi des véhicules blindés à roues de la Gendarmerie (VBRG). Les violences ont été, remarque l’élu, “crescendo” depuis les premières actions des “Gilets jaunes” le 17 novembre.

Pas utile

Richard Lizurey (Capture d'écran Sénat).
Richard Lizurey (Capture d’écran Sénat).

Présent à l’audition de Christophe Castaner par la commission des Lois de l’Assemblée nationale, le directeur général s’est montré catégorique. Pour le patron des gendarmes, le général d’armée Richard Lizurey, les conditions d’engagement des engins blindés n’étaient pas réunies. Samedi dernier, “il n’apparaissait pas utile d’engager à ce stade les véhicules blindés, qui restent à la disposition du Préfet de police ou du Gouvernement s’il y avait lieu d’intervenir à l’avenir”, explique le patron des gendarmes.

Des escadrons du groupement blindé de gendarmerie mobile (GBGM) de Satory étaient toutefois bien présents à Paris, mais à pied. Les blindés de cette unité, une trentaine d’engins sur les 71 que compte l’Arme, sont restés dans leurs hangars à Versailles.

“Les véhicules blindés à roues doivent être engagés dans des situations particulières, face à des tirs directs sur les troupes – cela permet de progresser sous le blindage – ou pour pousser un certain nombre de barricades qui auraient pu être installées”, a rappelé Richard Lizurey lundi soir devant les députés. Quatre de ces blindés vieillissants, entrés en service en 1974, ont par exemple été déployés lors de l’opération de maintien de l’ordre à Notre-Dame-des-Landes. L’emploi de ces véhicules avait alors été jugé “déterminant”.

Lire aussi sur L’Essor : Les quatre enseignements de l’opération de maintien de l’ordre à Notre-Dame-des-Landes

Dernier recours

L’engagement des engins blindés de la Gendarmerie est très symbolique: il permet à l’exécutif de marquer la volonté de l’Etat. La capacité blindée du GBGM, créée en 1933 et sous cette dénomination depuis 1967, est dédiée aux situations d’ordre public particulièrement dégradées. Il peut être chargé de la protection des principaux organes gouvernementaux. En clair, il s’agit du dernier recours de l’Etat avant de faire appel à l’armée.

Leur utilisation est donc très encadrée. L’autorisation d’emploi est délivrée par le Premier ministre, le préfet de zone de défense et de sécurité ou le préfet du département. Elle doit prendre “la forme d’un document écrit préalable à leur emploi”, précise la circulaire du 22 juillet 2011 qui encadre l’emploi de la gendarmerie mobile.

Gabriel Thierry.

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7 Commentaires

  1. Marcault

    En tant que simple citoyen, qui des fois n est pas parfait, je vous remercie de votre dévouement.
    Vous etes l honneur de la France.
    Ne doutez jamais de vous, de l estime et du respect qu ont une grande majorité de francais pour vous.
    Vous etes les gardiens de notre liberté.
    MERCI

    • Muet

      Nous comptons sur vous ,sachez que vous êtes la France

  2. Defali heddy

    Oui un grand respect à ce corps d’élite.
    Nous vous soutenons et merci pour votre devouement

  3. nono56

    Mdr…
    Le minimum…c’est au moins de les pré-positionner dans un laps de temps suffisant pour qu’ils viennent appuyer les FO en cas tirs sur elles !
    Ce général est un politique…et qui viendra verser sa larme sur le cercueil des futures victimes qui auraient pu être très certainement épargnées !

    • Levert78

      Juste une précision des blindés étaient prépositionnés dans Paris prêts à intervenir

  4. Didier ROLLAND

    En temp que simple citoyen je suis de famille a avoir gendarmes mobiles c r s. Je vous remercie de votre dévouement vous etes l honneur de la france vous etes les gardiens de la la france est de nos libertés. Chapeau merci courage est en salaire vous meriter plus vous tous merci merci mesdames messieurs courage a vous tous.

  5. talour

    Vous êtes les garants de l’ordre dans la république en dernier recours avant l’armée.
    Bravo pour votre dévouement;

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