dimanche 27 septembre 2020
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Pour la première fois, un général va commander un groupement de gendarmerie départementale.

L’information est passée quasi inaperçue. Pourtant, c’est loin d’être anodin et c’est surtout une grande première. Un général va prendre le commandement d’un groupement de gendarmerie départementale. En l’occurrence celui des Bouches-du-Rhône. Le colonel Ronan le Floc’h, qui sera promu général le 1er juin, prendra en effet le même jour ses fonctions à Marseille annonce le Journal officiel du 23 mai. Il succède au colonel Benoît Ferrand, qui est à la tête du GSPR depuis le 18 mai dernier.

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Le général Ronan le Floc’h qui était chef de bureau à la sous-direction de la police judiciaire sera donc le premier officier général à commander un groupement de “GD”. Des généraux commandent déjà des groupements région, surnommés les “groupions”, comme Dijon ou Montpellier.  Mais ils commandent en même temps une région ou une formation administrative.

Le groupement sud de la gendarmerie des transports aériens (GTA) d’Aix-en-Provence sera commandée par un général. Mais uniquement quelques semaines. Son chef, la colonelle Patricia Boughani, promue générale le 1er juin, quittera ses fonctions à l’été pour rejoindre la direction générale.

Un général à la tête d’un groupement de gendarmerie mobile?

Selon les informations de L’Essor, un premier groupement de gendarmerie mobile, celui de Maisons-Alfort, devrait avoir un général à sa tête en septembre prochain.

Evolution du nombre de généraux de Gendarmerie (infographie extraire du magazine 505 de l’Essor)

La Gendarmerie comptera 160 généraux en 2027. Elle en affecte de plus en plus à des postes occupés jusqu’à présent par des colonels. Ainsi, presque tous les commandements de la gendarmerie outre-mer sont occupés par des généraux.

Mis à part celle de Chateaulin, toutes les écoles de Gendarmerie sont commandées par des généraux.

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C’est un officier très expérimenté qui va prendre la tête du groupement sensible des Bouches-du-Rhône. Âgé de 54 ans, le général Ronan le Floc’h a en effet déjà commandé un groupement, celui de l’Oise entre 2009 et 2012.

Ce saint-cyrien, a débuté sa carrière dans l’armée de terre au 4 ème régiment de dragons. Il a également été instructeur à Saint-Cyr.

Ronan le Floc’h a commandé l’escadron de gendarmerie mobile de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), la compagnie de Vannes (Morbihan) et la section de recherches de Pau (Pyrénées-Atlantiques). Il aussi servi au bureau de la lutte antiterroriste à la direction générale.

D.C

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18 Commentaires

  1. GRADLON

    Armée mexicaine ou gabonaise au choix
    De plus en plus de chefs,de moins en moins de combattants
    La Gendarmerie a le syndrome de la Police que ce soit en hauts cadres ou en matériels par exemple les futurs véhicules des EGM qui seront les mêmes que ceux des CRS
    A quand la peinture blanche mon général ?

  2. Et après nous les petits soldats on nous demande de faire des économies, et de nous rationner

  3. retraite

    Bonne nouvelle.

    Peut-être que cela permettra aux officiers et gradés sous-officiers : subordonnés au général, d’être encore plus sur le terrain, en fonction des charges de travail ou de la réorganisation des priorités ?

    Il est vrai qu’un commandant de compagnie de gendarmerie départementale, n’a pas les mêmes responsabilités administratives qu’un commandant d’escadron de gendarmerie mobile par exemple. On peut également orienter son regard vers d’autres professions dans le civil… et même les armées.

    Comparaison, est-ce raison ou possibilité d’amélioration ?

  4. Barrier

    Bonjour. Plus et toujours plus d’étoilés ! Pourquoi ? Deux explications possibles à mon humble avis. La première pour faire “concurrence” à la maison d’en face et la deuxième, comme indiqué dans un commentaire précédent, la DGGN est en train de faire une armée mexicaine avec l’aide (ou plutôt la complicité) du ministère des finances. Et systématiquement, tous les échelons inférieurs sont dévalorisés. C’est comme lorsqu’il a été positionné des officiers en lieu et place de sous-officiers pour commander les brigades ! Et je ne vous parle pas du côté finance. Combien “coûte” un officier général annuellement par rapport à un sous-officier dont on a le plus besoin sur le terrain ? Je pense que je ne serai plus là pour le voir mais les générations futures regretteront amèrement ce choix. Et là encore je me demande ce que font les associations aussi diverses que nombreuses qui ne réagissent pas face à cette situation qui ne peut se justifier.

    • Je suis tout à fait d’accord avec toi. Je suis un vieux major qui voit la fin des hostilités se profiler sous peu. J’ai porté le baudrier durant 2 ans avant de voir son utilisation proscrite de la tenue. Bonne chose en soit. Mais des inepsies j’en ai vu pas mal s’intercaler entre les décisions que l’on pouvait penser être des évolutions positives. Depuis environ 3 ans, je suis abasourdi pas la phisionomie des mesures qui sont mises en place et qui viennent sans aucun conteste imposer un système hiérarchique pesant dans lequel le sous-officier n’a plus sa place et se voit devenir une denrée rare. Je me demande qui fera le taff dans quelques années. C’est un paradoxe qui vient mettre à mal l’équilibre des forces vives. Ce que vivent les personnels soignants actuellement peu être transposé à notre institution. Tout faire avec rien.

  5. Gaspillage en tout genre…dans les annees 69 seulement des marechaux de logis chef ou des faisant fonction commandaient de simples brigades des lieutenants des compagnies..et des capitaines ou commandants des groupements. ..des lieutenants colonels des legions de gendarmerie…toutes ses promotions coûtent tres chers sur les budgets et meme à la retraite de plus en plus de gradés et de moins en moins de gendarmes …chercher l erreur
    Mauvaise gestion à tous les niveaux
    La France republique bananière car de moins en moins de résultats sur le terrain criminalité insécurité en hausse

    • BELLENGER

      Tout à fait d’accord avec ce nombre inconsidéré de généraux / Je l’ai déjà à dénoncé précédemment
      combien cela coute à la Gendarmerie :/ Eh oui ou est le temps (en 2000 année de ma retraite) une
      brigade territoriale à 25 hommes était commandé par un Major et je m’en sortais, il faut maintenant
      un ou deux adjoints dans presque tous les postes / Rectification : ce n est le premier Général qui commande un groupement de Gendarmerie puisque celui de la Somme est déjà commandé depuis
      plusieurs mois par un Général, il faut bien les caser quelque part………….

  6. Retraité.

    Bonne ou mauvaise comparaison ?

    Un médecin-urgentiste, c’est baccalauréat + 11 années d’études, et il est sur le terrain pour sauver des vies, prendre des mesures, participer et organiser les secours. Certes, c’est un choix de vie, de carrière…

    Majoritairement et à juste titre, les directeurs d’hôpitaux (comme les généraux) se déplacent moins que leurs services d’urgences…
    Et il est légitime de penser que le travail d’un général est aussi à l’instar d’un directeur d’hôpital : plus directif, à juste titre nécessairement et prioritairement orienté vers le commandement (moins sur le terrain, ce qui ne veut pas dire absence totale) !

    Un général à la tête d’un groupement de gendarmerie départementale, ou d’un groupement de gendarmerie mobile, semble une bonne perspective.

    • claude 34

      A quand un Général à la tête d’une brigade de gendarmerie ?

      Ne rigolez pas , on y va plein pot !

  7. Une dévalorisation du grade dans toute sa splendeur,c’est des gendarmes sur le terrain dont nous avons besoin.

  8. Niout

    Il est évident que les générations se suivent mais ne se ressemblent pas…. Heureusement! Actuellement, la hiérarchie est principalement pourvue d’hommes très instruits. Et oui on les voudrait encore plus intelligents….! Il n’en fût pas ainsi autrefois… où le niveau d’instruction était bien souvent moindre.De même, à l’heure actuelle le recrutement des sous officiers est au niveau “Bac” même si cela ne représente rien quand à la qualité….! L’instruction de ces générations est bien différente des anciennes même si on partage encore parfois certaines valeurs ou principes. Alors, il est normal et primordial que puisque la base s’améliore la tête progresse également. La flambée du nombre de ces élites, pourrait cependant interroger. On pourrait plutôt penser à une opération de remise à niveau une promotion de copains et douter de l’efficacité de la mesure. Je veux croire que tous ces heureux promus sont parmi les plus méritants. Que ces hommes et femmes sont pétris de compétence d’une grande volonté de porter et faire grandir les principes moraux essentiels. Qu’ils sauront reconnue et aimés de tous les personnels actifs et retraités. Il ne faut pas toujours douter de toute évolution de tous changements Il faut garder espoir dans cet avenir que nous avons contribué à bâtir Certes il nous échappe maintenant en bouleversant nos vieilles idées et bousculent toutes nos aspirations Mais nous, ne sommes nous pas déjà du passé… Eux, ils sont l’avenir …!

  9. Kaufmann

    Et pour les sous officiers ! Tableau au rabais !

  10. J’ai connu l’époque ou une BT était commandée par un M.d.L/Chef, puis cela a été la montée en puissance, jusqu’à nos jours où les BT ont certe augmentée en effectifs, mais commandées par des lieutenants voir des capitaines ; mais qui est sur le terrain : c’est “Pandore”.
    Ce qu’il faut sur le terrain ce sont des hommes, officiers et sous-officiers, mais formés sur le terrain, au contact de la poltion, le restant est que “pipo”.
    Vice-Président des Sections Médaillés Militaires et Anciens Combattants UNC de ma commune.

  11. claude 34

    La gendarmerie est devenue une armée mexicaine.
    Un Lieutenant Colonel commande une compagnie , un Général commande un groupement.
    Cela devient risible . Il faudrait commencer à se poser des questions en haut de la hiérarchie.

  12. Chauveau

    Années 1950… Le chef d’escadron commandant le groupement (seul officier) tenait bien sa place parmi les personnalités départementales, poussait la chansonnette aux banquets des comices agricoles…
    Un adjudant-chef à l’autorité reconnue faisait “tourner la boutique” avec une poignée de gradés et gendarmes.
    Aujourd’hui, le colonel (général?) et plusieurs officiers, inconnus, sont dans l’attente d’une promotion et d’une affectation…
    Et certains disent que la gendarmerie n’évolue pas…

    • GRADLON

      Tout à fait
      Le début du mouvement a commencé avec le Gign ou un général deux étoiles commande 300 militaires

  13. CHEVIGNY Gilberrt

    pauvre gendarmerie, c’est le règne des étoiles,–mais sait on où l’on va!— ce n’est pas réellement une critique c’est une constatation…..bon courage à la gendarmerie.

  14. Plessis

    y-a-t’il dans cette constellation de généraux un seul de ces promus qui s’émeuve de la dévalorisation de l’étoile qui leur est accordée ? Je n’en ai pas l’impression, seul compte le beau képi étoilé, peu importe la fonction puisqu’ils laisseront leurs subordonnés la remplir, subordonnés qui devrons laisser leurs propres fonctions à d’autres. C’est ainsi que chacun ferme sa g….. sans se rendre compte qu’il n’est pas payé en conséquence. Jadis, Major, commandant d’un peloton de GM, j’étais plus fier de ma fonction que de mon galon, est-ce encore vrai aujourd’hui ? C’est comme pour les rillettes : Nous n’avons pas les mêmes valeurs.

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