lundi 30 novembre 2020
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Stage de Préparation militaire Gendarmerie (PMG) pour de jeunes réservistes à Orléans en juillet 2016. Crédit : ND/Essor.
Stage de Préparation militaire Gendarmerie (PMG) pour de jeunes réservistes à Orléans en juillet 2016. Crédit : ND/Essor.

Le point sur la Garde nationale avec le général Poncelin de Raucourt

Le général Gaëtan Poncelin de Raucourt s’est exprimé pour la première fois en tant que secrétaire général de la Garde nationale, devant la Commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale, le 16 novembre. Officiellement nommé à la tête de cette nouvelle entité en octobre 2016, il entend faire de la Garde nationale « une réserve plus nombreuse, plus employée, mieux équipée, plus moderne, plus jeune et plus attractive » d’ici deux ans.

Voici les principaux points de son intervention :

– « Une réserve plus nombreuse » :

« A la fin de l’année 2015, les armées et la Gendarmerie comptaient 54.274 réservistes de tous grades, dont 28.100 pour les armées et 26.274 pour la Gendarmerie. Si 2015 a été l’année de l’inflexion, 2016 sera celle de la modernisation et de l’accélération », a affirmé le général Poncelin de Raucourt. Le nombre de réservistes a ainsi augmenté de 2.605 au 30 septembre 2016, soit une hausse de 9,3% depuis le début de l’année. L’objectif est d’atteindre 4.500 réservistes employés chaque jour en 2017 et en 2018.

La Garde nationale représente aujourd’hui 63.000 réservistes opérationnels et l’objectif est d’ « augmenter le vivier de réservistes de 35% pour le porter à 85.000 » fin 2018, toutes réserves confondues. Les réservistes de la Gendarmerie, aujourd’hui au nombre de 28.500, doivent atteindre les 40.000 d’ici à fin 2018, comme l’avait rappelé le général Lizurey lors de son audition par cette même Commission le 18 octobre 2016.

– « Une réserve plus employée » :

Depuis cet été, 5.500 réservistes de la Gendarmerie, de la police et des armées sont employés en moyenne chaque jour. Le secrétaire général de la Garde nationale a souligné qu’en 2018, « la Gendarmerie, la Police et les armées devront être en mesure de mobiliser chaque jour, à l’entraînement, en opérations ou en renfort de la sécurité quotidienne des Français, 9.250 réservistes équipés et mobiles, ce qui représente une augmentation des 2/3 par rapport à 2015 ». Le général Poncelin de Raucourt a également expliqué que la « cible » d’une moyenne de 30 jours d’activité par réserviste et par an sera franchie d’ici la fin 2016. L’objectif est de faire passer le nombre moyen de jours d’activité par réserviste et par an à 36,5 à partir de 2017.

– « Une réserve mieux équipée » : 

Pour cela, le budget consacré à la réserve opérationnelle – à hauteur de 96,3 millions d’euros en 2016 – devrait être porté à 113,3 millions d’euros en 2017 et 125,7 millions d’euros en 2018 et 2019. « Un effort budgétaire additionnel de 100 millions d’euros s’ajoutera aux 211 millions déjà prévus par le projet de loi de finances (PLF) pour 2017, ce qui portera le budget des réserves opérationnelles des deux piliers (Intérieur et Défense) à 311 millions d’euros et permettra de financer l’accroissement des effectifs et du taux d’emploi, l’amélioration des équipements et du matériel, et le financement des mesures d’attractivité », a affirmé le général.

– « Une réserve plus jeune » :

Le recrutement se veut « centré sur la jeunesse » a assuré le général. Actuellement, les moins de 30 ans représentent un tiers des effectifs des réserves opérationnelles. La moyenne d’âge est de 36 ans avec « une nette tendance au rajeunissement ». Les catégories les plus représentatives sont les actifs – 41,7% – et les étudiants – 17,5%. Toutefois, le général a souligné que parmi les réservistes, on compte également 12,2% de retraités, souvent d’anciens militaire.

La moyenne d’âge est bien plus élevée du côté de la réserve citoyenne. Parmi ses 1.284 membres, 62% ont entre 50 et 70 ans et la moyenne ont plus de 50 ans.

– « Une réserve plus attractive » :

Le général a annoncé le déploiement en janvier 2017, d’un nouveau processus de recrutement et de formation « plus moderne, plus rapide et plus simple ». Une tâche justement confiée au secrétariat de la Garde nationale, composé d’une quinzaine de personnes d’active et de réserve. Outre un travail de promotion de la Garde nationale au travers d’action de communication, différentes mesures de « fidélisation des réservistes » ont été confirmées par le secrétaire général : participation au financement du permis de conduire – à hauteur de 1.000 euros pour les moins de 25 ans ayant encore deux années de contrat et comptabilisant 5 jours d’activité -, une participation aux frais de scolarité des étudiants, à hauteur de 1.200 euros pour les moins de 25 ans ayant souscrit à un contrat de cinq ans et réalisé 37 jours d’activé dans l’année ; un allégement fiscal pour les entreprises qui continuent à rémunérer leurs collaborateurs pendant leur période d’activité.

Nathalie DELEAU

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