mercredi 5 août 2020
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Le sénateur Philippe Bas a présenté lors d'une interview à Public Sénat la mission d'information qu'il a lancé cette semaine sur les méthodes et moyens des forces de l'ordre. (Capture écran Public Sénat)
Le sénateur Philippe Bas a présenté lors d'une interview à Public Sénat la mission d'information qu'il a lancé cette semaine sur les méthodes et moyens des forces de l'ordre. (Capture écran Public Sénat)

Philippe Bas dévoile les contours de la mission d’information sénatoriale sur les forces de l’ordre

Quelques jours après l’annonce du lancement d’une nouvelle mission d’information sur les moyens d’action et les méthodes d’interventions de la Police et de la Gendarmerie, Philippe Bas, le président de la commission des lois et sénateur de la Manche est revenu sur le sujet, jeudi 18 juin 2020, au micro de la chaîne Public Sénat.

Dans cette interview, le sénateur LR explique les raisons du lancement de cette mission d’information. En cause, les récentes mises en cause des forces de sécurité intérieure, allant jusqu’à la volonté exprimée par certains partis politiques du désarmement complet des services de Police. En ligne de mire également, les annonces faites par le ministre de l’Intérieur de la suppression de techniques d’interpellation comme celle de la clé d’étranglement. “Peut-on imaginer qu’un policier ou un gendarme soit démuni pour faire face à une interpellation nécessaire, interroge Philippe Bas. À force d’effeuiller l’artichaut des instruments mis à la disposition de la Police, elle aura les mains nues et les bras ballants!”

Lire aussi: Une mission d’information sur les moyens et les méthodes d’intervention des forces de l’ordre

Des décisions qui ont fait réagir dans les rangs de la Police. Pendant plusieurs jours, des manifestations spontanées ont eu lieu. Les fonctionnaires déposaient alors menottes, brassards ou encore casques et boucliers au sol. Une manière d’exprimer leur indignation et l’absence de moyens pour faire face, voire interpeller, des individus de plus en plus violents et équipés.

La perspective d’une fin des travaux de la mission d’information en juillet

Interrogé sur le début des travaux de la mission, Philippe Bas a annoncé que les auditions débuteraient dès la semaine prochaine. Parmi les personnes attendues par les sénateurs, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner.

“Nous avons besoin qu’il rende compte des efforts qui sont fait, ou qui doivent l’être, pour mettre à niveau les matériels de la Police et de la Gendarmerie. Il ne suffit pas de recruter des hommes et des femmes. Il faut aussi qu’ils aient des moyens d’action.” (Philippe Bas)

D’autres personnalités seront également auditionnées. À commencer par les directeurs de la Police et de la Gendarmerie nationales. De même que des responsables des organisations professionnelles et syndicales. Quant à la perspective de la fin des travaux de la mission d’information, Philippe Bas espère une conclusion dès le mois de juillet. Toutefois, il se dit prêt à prolonger le délai de travail. “Si nous avons besoin d’un peu plus de temps, je donnerai plus de temps à nos rapporteures.”

“Nous voulons faire un travail qui soit digne de la tradition sénatoriale, chambre de la réflexion. Nous remettons à plat –après l’emballement des derniers jours– les problèmes pour y apporter des réponses concrètes. Et nous le ferons dans un délai aussi court que possible. Mais nous le faisons de manière pluraliste. Ça, c’est aussi notre marque de fabrique. Tout le monde sera autour de la table. Tout le monde pourra poser des questions.”

De l’exigence et des moyens

Si la volonté de la commission des Lois consiste essentiellement à mettre en lumière des besoins et les méthodes des forces de Police et de Gendarmerie, elle n’entend pas pour autant fermer les yeux sur d’éventuels écarts. “Soyons sévère quand il y a un manquement”, a ainsi souligné Philippe Bas. “Ne laissons rien passer. Mais en contrepartie de cette exigence, donnons à la Police et à la Gendarmerie les moyens d’action dont nous avons besoin dans une grande démocratie, pour une force de sécurité républicaine et respectueuse du droit.”

Il reconnait également que les métiers de policiers et de gendarmes sont des métiers de vocation et qui exposent. Il les compare d’ailleurs à ceux des soignants, indiquant au passage qu’il voudrait que “on sorte à 20h pour les applaudir plutôt que de les suspecter comme on a pu le faire la semaine dernière avant de se rendre compte cette semaine, à quel point on avait besoin d’eux.”

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Un commentaire

  1. CHEVIGNY Gilbert

    En 1968, nous G.M n’étions pas équipés pour le M.O, quelques boucliers (‘inadaptés et cassant) et le mas 36, avec une tenue normale etc et maintenant on veut réduire tout ce qui a été adapté , avec de nombreuse concertations, On ne sera jamais ce qu’il faut envisager contre des manifestants, casseurs ,qui ce moquent de la société

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