mardi 27 octobre 2020
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Véhicule de gendarmerie (PHoto S.D L'Essor).
Illustration (SD/L'Essor).

Paris : nouvelle évacuation d’un campement de plus de 2.000 migrants

Près de 2.100 migrants ont été évacués dans le calme vendredi d’un campement qui grossissait depuis plusieurs semaines entre les stations de métro Jaurès et Stalingrad, à Paris, un bilan proche des records pour ce type d’opération.

L’opération a permis la “mise à l’abri de 2.083 migrants” orientés vers “une soixantaine de structures d’accueil franciliennes”, dont 154 personnes vulnérables (familles avec enfants, femmes isolées…), a annoncé la ministre du Logement Emmanuelle Cosse dans un communiqué.

Il s’agit de la deuxième plus grosse évacuation dans la capitale, après celle du 22 juillet qui avait concerné près de 2.500 personnes sur le boulevard de la Villette voisin, a précisé la préfecture d’Ile-de-France, qui a procédé à plus de 19.000 offres d’hébergement au cours de 28 opérations depuis juin 2015.

Soudanais, Afghans et Erythréens s’étaient installés dans une myriade de tentes et sur des matelas entre l’avenue de Flandres et le quai de Jemmapes, dans les Xe et XIXe arrondissements de la capitale, dans des conditions sanitaires et humaines très dégradées. L’évacuation, précédée d’un important déploiement policier, a débuté vers 07H00. Le campement avait déjà été évacué le 17 août, avec près de 700 personnes prises en charge.

Le périmètre bouclé par les gendarmes 

“Il y a beaucoup de familles avec enfants, plus que d’habitude”, avait dit Mme Cosse sur place. “L’État continuera à prendre ses responsabilités et à orienter les demandeurs d’asile dans les lieux disponibles sur l’ensemble du territoire en concertation avec les préfets et les associations”, a-t-elle précisé dans son communiqué.

Une cinquantaine de bus avaient été mobilisés, selon la préfecture de région, qui a mené l’opération avec la préfecture de police, l’Office français d’immigration et d’intégration (Ofii) et les associations Emmaüs solidarités et France Terre d’asile.

“On a dégagé des places en centres d’hébergement d’urgence en majorité et sinon dans des gymnases”, a précisé le préfet d’Ile-de-France, Jean-François Carenco. Mais pour empêcher l’afflux de migrants qui n’étaient pas initialement présents dans le campement, habituel pour ce type d’opérations, un périmètre avait été bouclé soigneusement par les gendarmes.

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