L'Essor

Oise: flambée de violences urbaines à Méru et Creil la semaine dernière

Violences urbaines - photo d'illustration (M. GUYOT/ESSOR)

Les forces de l’ordre ont été prises pour cibles à plusieurs reprises la semaine dernière dans l’Oise lors d’épisodes de violences urbaines dans les villes de Méru et de Creil. Face à l’ampleur de ces heurts, le Premier ministre Jean Castex et le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin sont allés lundi soir dans le département. L’objectif de cette visite surprise: apporter leur “soutien” aux forces de l’ordre.

En zone Gendarmerie, c’est la commune de Méru, 14.000 habitants, qui a été le théâtre de violences urbaines durant plusieurs jours la semaine dernière. Dans la nuit du 2 au 3 avril, un véhicule a d’abord été incendié dans le quartier prioritaire de La Nacre. Ce qui a justifié, sous fond de fortes tensions, le renfort de 60 gendarmes mobiles. Lesquels ont essuyé des tirs de mortiers de feux d’artifice et des jets de projectile dans la nuit du 4 au 5 avril. Des violences qui ont occasionné des dégâts importants sur plusieurs véhicules de particuliers. Une enquête est en cours pour identifier les auteurs des faits. Une personne a d’ailleurs été interpellée en marge de ces incidents rapporte le Courrier Picard.

“Les gars tiraient pour nous faire très mal”

A quelques kilomètres de Méru, c’est le quartier des Cavées à Creil qui s’était brusquement enflammé quelques jours auparavant. En cause, l’intervention effectuée par les policiers le 30 mars pour interrompre un barbecue sur la voie publique. L’opération a rapidement viré à l’affrontement avec des jeunes aux visages dissimulés. Grâce au renfort d’une soixantaine de CRS, le calme est finalement revenu. Mais seulement après trois nuits de violences, marquées notamment par des feux de poubelles. Des tirs de feux d’artifice ont par ailleurs fait deux blessés légers chez les fonctionnaires.  

“Les gars tiraient pour nous faire très mal. Avec des cocktails Molotov et de mortiers d’artifice”, ont expliqué des policiers, cités par l’AFP. Ces derniers décrivent une situation “dantesque”“la population hurlait” pour soutenir “40 à 50 individus déchaînés”. Deux personnes ont été interpellées après ces incidents. Par ailleurs, les forces de l’ordre ont dressé 60 verbalisations samedi soir pour non-port du masque. Un chiffre “énorme” selon elles.

Le soutien indéfectible de Castex et Darmanin face aux violences

“Ces violences sont tout à fait inquiétantes, il n’est pas question de les laisser se développer“, a affirmé Jean Castex devant les gendarmes de Méru. “Nous avons voulu venir pour vous apporter notre soutien indéfectible”, avait affirmé un peu plus tôt le chef du gouvernement devant les policiers rassemblés au commissariat de Creil. Pour Jean Castex, “il n’est pas question que la République recule”.

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Pour le ministre de l’Intérieur, ce regain de tensions s’expliquerait par le renforcement des dispositifs de lutte contre le trafic de stupéfiants. “Nos actions de lutte contre les points de deal viennent perturber les délinquants”, confirme le patron des gendarmes de l’Oise, le colonel Tugdual Vieillard-Baron.

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