samedi 8 août 2020
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Paris, le 16 février 2017, cérémonie aux Invalides à Paris en hommage aux gendarmes décédés en service (MG/L'Essor)

Nouveau suicide d’une gendarme à Evry

Les gendarmes de l’Essonne sont en deuil. Ce mardi 26 novembre, une gendarme s’est donnée la mort dans la caserne d’Evry, une information du site actu17 dont nous avons eu confirmation. Cette gradée était affectée au groupement de gendarmerie départementale.

Les psychologues de la région de gendarmerie d’Ile-de-France se sont rendus sur place pour assister les personnels ou leurs familles. Contactée par L’Essor, la colonelle Karine Lejeune, commandant le groupement de l’Essonne, n’a pas souhaité communiquer sur ce drame. Selon notre décompte, il s’agirait du 17e suicide d’un gendarme en France cette année. En 2018, 33 militaires de la Gendarmerie avaient mis fin à leurs jours.


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Lire aussi sur L’Essor: “J’ai pensé à commettre l’irréparable”: un gendarme témoigne à propos du suicide

Qui appeler à l’aide?

En cas de besoin, les gendarmes ont différent dispositifs à leur disposition. Tout d’abord, ils peuvent contacter le réseau d’accompagnement psychologique de l’Institution. Il est composé de 39 psychologues cliniciens implantés en métropole et, depuis 2016, en outre-mer. Les médecins du service de santé des armées peuvent également les assister dans ces moments difficiles.

Par ailleurs, ils peuvent se tourner vers  les assistants sociaux des groupements ou les représentants de la concertation qui ont un rôle d’accompagnement et de lanceurs d’alerte. Enfin, le commandement, aux différents échelons hiérarchiques est également susceptibles de les aider.

Hors de l’Institution, différents dispositifs d’écoute existent en cas de crise suicidaire. Ils sont recensés par le ministère des Solidarités et de la santé sur cette page. Des conseils et des contacts y sont également présents, à destination des familles ou des proches endeuillés par un suicide.

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3 Commentaires

  1. fonfonsd

    Le problème est que la gendarmerie prends pour ses sous officiers pour de simple points, aucune considération ou ecoute

  2. Ingrid Israël-Anderhuber

    Quelles sont les raisons invoquées pour ces suicides ? Qu’est-ce qui a poussé au suicide ces 33 gendarmes en 2018, et ces 17 gendarmes cette année jusqu’à aujourd’hui ? Problèmes au travail ? Ou familiaux ? Ou ? Laissent-ils des lettres explicatives à ce sujet, ou sommes-nous condamnés à ne jamais savoir, et donc à ne jamais pouvoir vraiment prévenir ces suicides par des changement adéquats, des mesures et des solutions précises (notamment si question travail) ?

  3. Niout

    En refusant d’expliquer ces terribles faits la hiérarchie se cache derrière l’enquête et jette une chape sombre sur ses responsabilités. A n’en pas douter cette pandémie peut découler d’une conséquence managériale trop dure et un manque évident d’humanité. On doit déplorer depuis quelques années, la solidarité et la fraternité s’étiolent gravement dans les rangs des gendarmes. L’individualisme l’égoïsme sont prégnants pour favoriser l’émulation d’une rivalité pour une efficacité toute relative. Divise pour mieux régner est la devise maitresse des nouveaux patrons… Il faut dire aussi que nos jeunes recrues ne sont plus aussi solides moralement que nous les anciens…Combien d’entre nous ont reçu l’aide d’un psychologue dans les situations dramatiques que nous pouvions traverser lors de notre carrière..? C’est vrai que notre époque nous pouvions boire un coup ensemble

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