dimanche 27 septembre 2020
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Illustration confidentiel Défense
Illustration confidentiel Défense

Nouveau refus de déclassification de documents dans l’affaire Borrel

INFO L’ESSOR – La ministre des Armées vient une nouvelle fois de refuser de déclassifier des documents secret défense sur l’affaire Borrel, selon les informations de L’Essor. Ce juge français avait été assassiné en 1995 à Djibouti.

Au mois de juillet, Florence Parly avait déjà refusé la déclassification de documents sur cette interminable affaire politico-judiciaire. Fin octobre, elle a donc suivi un autre avis défavorable à la déclassification, émis, le 17 octobre par la Commission du secret de la défense nationale (CSDN). La ministre avait saisi cette dernière le 23 septembre.

Lire aussi sur L’Essor: Parly refuse une nouvelle déclassification dans l’affaire Borrel

Comme c’est le cas dans ses avis publiés au Journal officiel, la CSDN ne précise ni le contenu du document, ni son origine (DGSE, DRM …), ni les raisons de son avis défavorable.

C’est le septième avis de la CSDN sur le dossier Borrel. Elle en a rendu six sur des documents du ministère des Armées (DGSE principalement) et un sur des documents du ministère de l’Intérieur. Au total, ces sept avis ont donné lieu à la déclassification de 27 documents, à la déclassification partielle de 6 documents et au refus de déclassification d’un certain nombre de documents.

Le mystère de la mort du juge Borrel

L’enquête sur le mystère de l’assassinat du magistrat Bernard Borrel, alors qu’il était en poste à Djibouti, pays indépendant depuis 1977, perdure depuis vingt-quatre ans. Au matin du 19 octobre 1995, deux gendarmes français de la prévôté découvrent le corps à demi calciné du juge Borrel dans le désert, à 80 kilomètres à l’ouest de Djbouti. Les autorités djiboutiennes présentent d’abord sa mort comme un suicide. L’enquête des juges d’instruction français révèle ensuite qu’il s’agit d’un crime. Le nom du ou ses commanditaires de cet assassinat et ses raisons reste à ce jour inconnus.

Le juge d’instruction parisien Cyril Paquaux, chargé actuellement du dossier, est le dixième magistrat à suivre cette affaire. Malgré les demandes de la famille du juge Borrel et de la justice, les autorités françaises refusent d’ouvrir complètement les archives des services de renseignements (DGSE et DST), surtout celles datées des mois qui ont suivi l’assassinat il y a 24 ans.

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3 Commentaires

  1. Frederic Durac

    Le refus du Ministère de la Défense de déclassifier les documents secret défense liés à l’affaire Borrel n’a rien d’étonnant… Non pas parce que il contiendrait des explications irréfutables sur l’assassinat de Bernard Borrel -qui n’a jalmais été juge- couvertes par la raison d’Etat, mais pour d’autres raisons inavouables… Essentiellement parce que des réseaux pédophiles impliquant militaires, coopérants et hommes d’église sévissaient dans les années 90 à Djibouti et dont des enfants de rue somaliens et éthiopiens étaient les victimes.

    Il faut noter par ailleurs que lors de la perquisition au 2 rue de l’Elysée – après une première tentative que nos gendarmes ont empéché-, les juges Fabienne Pous, et Michèle Ganascia ont finalement saisi le dossier Borrel. Ce dossier mauve tenu par le conseiller Afrique de l’Elysée M Michel de Bonnecorse contenait des phrases explicites « secret défense » rédigées par les agents de la DGSE en poste à Djibouti, et dont on n’a jamais connu la teneur…

    Je fais confiance à la justice de notre pays, mais comment comprendre que le Syndicat de la Magistrature partie civile dans la disparition de leur coolègue, puisse juger une affaire si délicate…

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