jeudi 12 décembre 2019
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(Photo d'illustration/SD/L'Essor).

Notre-Dame-des-Landes : l’examen du médecin légiste conforte les déclarations des gendarmes

Ce premier examen médico-légal était attendu. Un médecin légiste vient de rendre ses conclusions, mercredi 23 mai, sur l’accident dont a été victime un jeune homme de 21 ans à Notre-Dame-des-Landes. Ce dernier a eu la main arrachée – il a depuis été amputé – par l’explosion d’une grenade GLI-F4.

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Pour le médecin, qui a décelé une plaie d’éclatement à la main droite et d’autres blessures superficielles, “la nature et la localisation des lésions confortent les constatations faites par les gendarmes sur les circonstances dans lesquelles l’individu a été blessé”, rapporte le procureur général près la cour d’appel de Rennes dans un communiqué.

Une version mise en doute

Après l’accident, les autorités judiciaires avaient expliqué que Maxime, le jeune homme blessé, avait tenté de se saisir de la grenade, celle-ci explosant alors qu’il armait son bras pour lancer le projectile. Cette version avait été mise en doute par les zadistes.

“La police tente à l’heure actuelle de faire croire que cette personne essayait de renvoyer la grenade, ce n’est pas possible, le groupe était en train de fuir sous les tirs, a expliqué l’un d’entre eux à plusieurs médias. Est-ce que la grenade a explosé à hauteur de sa main, est-ce qu’il est tombé, on ne sait pas. Il faut arrêter l’utilisation d’armes létales contre nous avant qu’il y ait un mort.”

Pour le parquet, au contraire, les lésions constatées semblent “être incompatibles avec l’hypothèse avancée par certains selon laquelle il aurait été blessé alors qu’il tentait de fuir”. L’avocat du jeune homme a également confirmé lors d’une conférence de presse que son client, ignorant du caractère dangereux de l’arme, reconnaissait bien avoir ramassé la grenade, pour “priver les forces de l’ordre d’une munition“.

Maxime, étudiant en master de sciences politiques à l’université de Lille, est originaire du sud de la France. Il avait déjà fait l’objet d’une procédure de composition pénale pour “outrage et rébellion”. Le médecin légiste a fixé son incapacité de travail, suite au dramatique accident du 22 mai, à quatre mois. L’enquête de flagrance, conduite par le parquet de Saint-Nazaire, a été confiée à la section de recherches d’Angers et l’inspection générale de la gendarmerie.

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3 Commentaires

  1. Theo

    Les zadistes doivent évacuer un sol qui ne leur appartient pas. Les gendarmes ne peuvent répondre aux attaques majeures des zadistes. Félicitations aux gendarmes d’avoir résisté à la tentation de répondre, mais que de temps perdu, 50 ans pour en venir aux exactions des zadistes….

  2. DEVILLE

    Le problème dans la blessure subi par un manifestant à NDL, ce n’est pas de savoir s’il a ou non ramassé la “grenade”, mais c’est de savoir dans quelles conditions ce “projectile” doit être utilisé et dans quelles circonstances. Doit il explose en l’air, au sol . A mon époque, certaines grenades devaient exploser “en l’air” mais tous les gendarmes dont moi qui été lance grenade, nous savons bien qu’il y avait “des tirs tendus”…. est interdits…

  3. Moreno

    Il est normal que dans toute guérilla urbaine il y ait des blessés de part et d’autre, et pas uniquement d’un côté…
    Il ´ n’y a pas d’autre commentaire à faire.

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