mardi 20 octobre 2020
Accueil / A la Une / Non, le GIGN n’est pas intervenu à Paris lors de l’agression au hachoir
GIGN
Des militaires du GIGN (Crédit photo: M. GUYOT/L'ESSOR).

Non, le GIGN n’est pas intervenu à Paris lors de l’agression au hachoir

VÉRIFIÉ – Le GIGN n’est pas intervenu vendredi 25 septembre rue Nicolas-Appert à Paris (XIe) lors de l’attaque au hachoir. L’agresseur a grièvement deux personnes près de l’immeuble abritant les anciens locaux de Charlie Hebdo lors de la tuerie de 2015.

Le GIGN est-il intervenu rue Nicolas-Appert après l’attaque au hachoir?Après l’attaque, plusieurs médias ont cité la présence de la force d’intervention de la Gendarmerie. Sur France 2, la journaliste Elise Lucet a en effet annoncé que l’unité d’élite de Satory avait fouillé l’immeuble. De même, la légende d’une photo du Monde mentionne, au sujet d’hommes cagoulés, qu’il s’agit “d’un groupe d’intervention de la Gendarmerie”.

Lire aussi: Attaque à l’arme blanche près des anciens locaux de Charlie Hebdo

Salle de crise

L’équipe d’alerte du GIGN n’a en effet jamais quitté ses bâtiments de Satory pour se rendre à Paris. Même si le GIGN a ouvert sa salle de crise immédiatement après l’attentat. La confusion vient peut-être de la présence de gendarmes mobiles qui ont sécurisé une partie des lieux après l’attaque. D’autres gendarmes du peloton d’intervention de la Garde républicaine, du 1er régiment d’infanterie sont également intervenus.

Mais ce sont bien les policiers de la BRI qui se sont déployés à Paris après l’agression. Et l’inverse aurait été étonnant. Depuis les attentats de 2015, le schéma national d’intervention en cas de crise terroriste que les unités de la Gendarmerie ou de la Police se déploient le plus vite possible. Sans tenir compte, si nécessaire, des traditionnelles zones de compétence des deux forces.

Dans la réalité, la Gendarmerie ou la Police intervient toujours dans sa zone. En 2015 pour les attentats à Paris, la capitale a vu intervenir la BRI et le Raid. Pour celui de Trèbes (mort du colonel Arnaud Beltrame), les unités locales de la Gendarmerie et le GIGN de Satory avaient fait le travail.

Après la tuerie (12 morts) perpétrée par les frères Kouachi le 7 janvier 2015, le GIGN les avait traqué au nord de Paris. Les gendarmes d’élite avaient cerné, le 9 janvier, les deux frères dans une imprimerie à Dammartin-en-Goëlle. Avant de les tuer lors de leur sortie en force.

PMG

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Gratuit : la newsletter de "l'Essor"!

Recevez chaque semaine notre newsletter " Rue Bleue " : des articles inédits, une veille sur la presse et des informations pratiques

Votre inscription est réussie ! Pensez à confirmer cette inscription dans le mail que vous allez recevoir. Merci.