dimanche 27 septembre 2020
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Saisie de drogue en provenance du Maroc par le Gendarmerie dans l'Ain (Photo : Gendarmerie)

Naissance de l’Office anti-stupéfiants, les gendarmes davantage impliqués (actualisé)

Le nouvel Office anti-stupéfiants (Ofast) naîtra officiellement le 1er janvier. Le décret vient en effet de paraître ce vendredi 27 décembre au Journal officiel. Les gendarmes tiendront une place plus importante dans ce nouvel office, l’un des 14 offices centraux du ministère de l’Intérieur.

L’Ofast sera rattaché au directeur central de la police judiciaire. Il se substitue à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Octris) et à la Mission de lutte anti-drogue (Milad). Il constituera donc le chef de file unique de la lutte anti-drogues. L’Ofast animera la politique interministérielle de lutte contre les trafics de drogues. En lien avec l’autorité judiciaire, la structure coordonnera ainsi le travail des policiers, des gendarmes, des douaniers, des magistrats, des militaires des trois armées et des diplomates.

Lire aussi sur L’Essor: Comment les gendarmes vont travailler dans le nouvel office anti-stupéfiants

150 enquêteurs dans 16 antennes

La création de l’Ofast était l’une des grandes mesures annoncées par Christophe Castaner le 17 septembre 2019. Le ministre de l’Intérieur avait choisi Marseille pour présenter son plan national de lutte contre les stupéfiants. Le trafic de cannabis gangrène la cité phocéenne. L’Ofast disposera de quelque 150 hommes et femmes. Et de 16 antennes en métropole et outre-mer. Le Journal officiel du 28 décembre a publié la liste des ces 16 implantations : Ajaccio, Bordeaux, Dijon, Fort-de-France, Lille, Lyon, Marseille, Orléans, Rennes, Strasbourg et Versailles. L’antenne de Bordeaux dispose de deux détachements (Bayonne, Toulouse). L’antenne de Fort-de-France de trois détachements (Saint-Martin, Pointe-à-Pitre, Cayenne).

Un haut responsable de la police nationale, secondé par un magistrat, dirigera l’Ofast. Basé à Nanterre, l’office comptera trois pôles menés par un policier, un gendarme et un douanier. Le gendarme pressenti pour intégrer l’équipe de direction, on le sait, est le colonel Jean-Philippe Reiland, actuellement chef de bureau à la sous-direction de la police judiciaire, à la direction de la Gendarmerie.

Le nouvel Ofast donne donc davantage de visibilité à la gendarmerie dans le dispositif de lutte anti-drogue. Les sections ou brigades de recherches travaillent déjà sur de nombreux dossiers de drogue, mais cinq gendarmes seulement étaient affectés à l’Ocrtis. C’est pour l’Arme une nouvelle reconnaissance…

PMG

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