samedi 15 mai 2021
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Balance de la Justice. Photo d'illustration (CQF-avocat/Pixabay)
Photo d'illustration (CQF-avocat/Pixabay)

Mutilations d’équidés: prison avec sursis pour des propriétaires qui avaient contrôlé des automobilistes

Sur fond de crise des mutilations d’équidés, deux habitantes du Finistère ont été condamnées, jeudi 14 janvier, à de la prison avec sursis.

En août 2020, alors que le nombre de signalements de mutilations d’équidés explosait, elles avaient arrêté et menacé avec une machette et un pistolet à plombs, deux automobilistes sur une route de campagne près de Rosporden. Elles les soupçonnaient de vouloir s’en prendre à leurs animaux. Des soupçons appuyés par un signalement du véhicule sur les réseaux sociaux du secteur. Les victimes, une restauratrice et son amie, effectuaient en effet régulièrement le même trajet. Apeurées, les automobilistes avaient réussi à s’enfuir et à prévenir la Gendarmerie.

Les gendarmes d’un soir, une mère et sa fille, alors âgées respectivement de 51 et 23 ans, avaient reconnu les faits. Elles comparaissaient donc dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). On leur reproche des faits de “violence avec arme en réunion sans incapacité” et l’“immixtion dans une fonction publique”.

Hier, le tribunal judiciaire de Quimper a rendu un verdict empreint de sévérité. Les deux femmes écopent ainsi de six mois de prison avec sursis. Elles ont par ailleurs l’interdiction de porter une arme pendant trois ans.

Ne pas se faire justice soi-même

Dans une série de conseils diffusés cet été au plus fort de la crise, la Gendarmerie et les autorités concernées par des affaires de mutilations présumées incitaient les propriétaires d’équidés à la vigilance. Mais aussi à la raison. Outre les conseils pour protéger leurs animaux et leurs installations, les représentants de l’Etat insistaient sur le fait de ne pas se faire justice soi-même. Aujourd’hui encore, elles encouragent à “signaler tout comportement suspect à proximité des pâtures” en appelant le 17. “Il faut rester le plus calme possible et faire confiance aux forces de l’ordre dont c’est le métier”, avait déclaré le préfet du Finistère à Ouest-France.

Lire aussi: Mutilations de chevaux: les recommandations de la Gendarmerie

En août 2020, le propriétaire d’un refuge de l’Yonne avait surpris deux agresseurs en train de mutiler un poney. Tentant de s’interposer, il avait reçu des coups et terminé blessé aux bras. Alertés après la fuite des malfaiteurs, les gendarmes avaient alors mis en place un important dispositif de recherches, en vain.

Environ 500 cas de mutilations signalés en 2020

Sur l’ensemble de l’année 2020, environ 500 cas de mutilations d’animaux ont été signalés. En décembre, l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) ainsi que l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) révélaient pourtant que moins de 20% des cas relevaient d’une origine humaine formellement identifiée.

Lire aussi: Chevaux mutilés: l’origine humaine écartée dans 70% des cas

LP

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