dimanche 27 septembre 2020
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(Photo d'illustration S.D/L'Essor).

Mutilations animaux: une coordination mise en place à la direction générale

La Gendarmerie met en place une coordination nationale pour tenter de lutter contre les mutilations et les tueries d’animaux. Des actes de cruauté en nette recrudescence ces dernières semaines dans l’Hexagone.

Selon les informations de L’Essor, plusieurs services de gendarmerie sont dans la boucle, en appui aux unités territoriales et aux sections de recherches concernées. Il s’agit de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp). Mais également du service central de renseignement criminel (SCRCGN), sans oublier les experts de l’Institut de recherche criminelle (IRCGN).

En effet, ces mutilations d’animaux domestiques, visant surtout des équidés, se sont multipliés ces dernières semaines. Depuis le début de l’année, l’Arme recense plus d’une vingtaine de cas.

Lire aussi: La Gendarmerie enquête sur des mutilations et meurtres d’équidés

Une quinzaine de départements déjà touchés

La Gendarmerie recense principalement dans la partie nord de la France ces actes de cruauté. Soit une quinzaine de départements. Ce sont l’Allier, la Loire, la Saône-et-Loire, le Puy-de-Dôme, la Moselle, la Vendée, les Yvelines, la Seine-et-Marne, l’Oise, la Somme, la Sarthe, l’Aisne, la Seine-Maritime, les Deux-Sèvres, et le Jura.

Les gendarmes ont déploré les dernières mutilations en date dans le Jura. Lundi soir, un cheval de Courlans a été ciblé. Dans cette commune d’un millier d’habitants de la Bresse jurassienne, ce cheval a été blessé mais a survécu à cet acte de cruauté. Pour ce département, il s’agit de la quatrième agression visant des chevaux en une dizaine de jours. Le parquet de Lons-le-Saunier a d’ailleurs lancé mardi un appel à témoin.

Ces agressions se déroulent généralement sur le même mode opératoire en visant des animaux au pré. Des équidés (chevaux, poneys, ânes) et des bovins se voient mutilés (organes génitaux et/ou oreille droite coupée) par des inconnus. Les animaux meurent ou survivent.

Lire aussi: Mutilations de chevaux: les recommandations de la Gendarmerie

Quelles motivations ?

Reste à savoir si ces mutilations sont perpétrées par un groupe, plusieurs groupes ou par des individus isolés. Quant à leurs motivations, les enquêteurs s’interrogent. Superstition, rites sataniques, sectaires ou religieux, actes d’un déséquilibré, rivalités ou vengeances locales, gang de tueurs, défis lancés sur internet ou les réseaux sociaux? Autant d’hypothèses de travail que les enquêteurs doivent étudier.

La Fédération française d’équitation a annoncé la semaine dernière qu’elle se portait partie civile aux côtés des propriétaires d’équidés visés. Le FFE assure la gestion, la promotion et le développement des disciplines équestres en France. Elle compte près de 700.000 licenciés. “On ne peut être qu’horrifié devant ces actes de cruauté qui se multiplient”, a réagi le président de la FFE, Serge Lecomte. Sur le site de la fédération, il a assuré le 19 août: “Notre détermination à lutter contre toute forme de maltraitance envers les équidés est totale”. Le président de la FFE conclut: “J’en appelle à la vigilance de tous pour mettre fin au plus vite à ces atrocités”.

PMG

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