vendredi 6 décembre 2019
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Tribunal de Grande Instance de Paris (Photo Matthieu Guyot)
Tribunal de Grande Instance de Paris (Photo Matthieu Guyot)

“Mur des cons”: l’ancienne présidente du syndicat de la magistrature condamnée pour injure à l’encontre du général Schmitt, père d’une jeune fille assassinée

Françoise Martres, ancienne présidente du Syndicat de la magistrature (minoritaire) a été condamnée, jeudi 31 janvier, pour “injure publique” envers le général (2S) Philippe Schmitt dans le cadre de l’affaire du “mur des cons”. Le parquet avait requis sa relaxe lors du procès qui s’était tenu en décembre dernier. La magistrate a été condamnée à 500 euros d’amende avec sursis, ainsi qu’à verser 5.000 euros de dommages et intérêts et 10.000 euros au titre des frais de justice à Philippe Schmitt. (*) Général de l’armée de Terre, ce dernier est le père d’Anne-Lorraine, une élève journaliste assassinée dans le RER le 27 novembre 2007.

Anne-Lorraine Schmitt a donné son nom au prix du jeune journaliste défense, remis par l’Association des journalistes de la défense (AJD).

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Philippe Schmitt – dont la tête avait été agrémentée sur “le ‘mur des cons'” du logo du Front National – s’était constitué partie civile, aux côtés de plusieurs élus, tels Christian Jacob, Valérie Debord, Robert Ménard ou Éric Woerth ainsi que le Front National. Tous ont été déboutés, sauf lui.

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Le parquet en estimant que les faits visés étaient prescrits et qu’il était juridiquement infondé de considérer Mme Martres comme éditrice du panneau controversé avait requis la relaxe de la magistrate en décembre dernier. À l’audience, cette dernière, qui avait été nommée présidente de l’organisation après la création du mur mais qui ne l’avait pas fait enlever, avait toutefois, souligne Le Figaro, regretté la présence de parents de victimes sur le “mur des cons“: “Ils s’y trouvaient pour des propos publics, mais il est clair qu’ils ont vécu un drame. Ils n’auraient pas dû y être. Nous leur avons fait passer, à l’époque, le message que nous regrettions ces images. Je leur renouvelle nos excuses au nom du Syndicat de la magistrature” avait-elle dit.

“Le con fasciste a terminé” 

Au troisième jour du procès en décembre dernier, rapporte la Gazette du Val d’Oise le général  Schmitt avait exprimé “sa colère et son dégoût” et fustigé “le mépris et le sectarisme de cette organisation à l’égard des familles de victimes”. ” Sur le ‘mur des cons’, il n’y a pas de photos de criminels, de violeurs, de pervers, mais des élus de la Nation, des journalistes et des pères de victime”, avait lancé le militaire en retraite en estimant que “c’est la mémoire de ma fille qu’on insulte”. Il avait conclu sa déposition avec une formule qui avait fait son effet : “Le con fasciste a terminé”.

 

Cela nous convient dans la mesure où ça nous semblait inespéré”, a réagi le général Schmitt après le jugement au micro de Boulevard Voltaire. Je trouve que lorsque la Justice, comme elle l’a montré aujourd’hui, est courageuse et indépendante, elle est belle. Le tribunal n’a pas accepté de se soumettre aux injonctions du procureur. Il a fait fi de toutes les pressions qu’il a pu subir et a rendu la justice. C’est ce qu’on attend de la Justice française“.

D.C

(*)”J’étais sur le ‘mur des cons'”, a expliqué le général Schmitt au site Boulevard Voltaire “parce que, suite au décès d’Anne-Lorraine, je me suis battu pour que d’autres jeunes filles et jeunes femmes ne connaissent pas le même sort qu’elle. J’ai été amené à porter un certain nombre de jugements et d’analyses qui ont eu l’heur de déplaire au Syndicat de la magistrature. Il m’a traité de con fasciste et a épinglé ma photo sur le fameux mur qui a été découvert en avril 2013.”

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3 Commentaires

  1. vecten

    une seule victime reconnue

    ——– Message transféré ——–
    Sujet : Mur des cons : une bonne nouvelle qui en cache une mauvaise
    Date : Fri, 1 Feb 2019 10:47:32 +0100 (CET)
    De : Laurence Havel de l’Institut pour la Justice
    Répondre à : Laurence Havel de l’Institut pour la Justice
    Pour : christian_46000@laposte.net

    L’Institut pour la Justice est une association loi 1901 en faveur d’une Justice plus protectrice des citoyens et plus équitable vis-à-vis des victimes. Un souci dans la visualisation? suivez ce lien

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    Chère Madame, cher Monsieur,

    Je vous avais dit que je vous tiendrai informé du verdict du procès du « mur des cons ». Le jugement a été rendu hier.

    L’ancienne Présidente du Syndicat de la Magistrature, Françoise Martres, a été condamnée pour injure publique.

    Ah, une excellente nouvelle pour la justice, pourrait-on se dire ! Enfin une condamnation dans cette histoire consternante du « mur des cons ».

    Que nenni… quand on y regarde de plus près, cette condamnation a un goût amer.

    Françoise Martres a certes été condamnée pour injure publique, mais plus précisément, elle a été condamnée à 500 euros d’amende avec sursis pour injure publique au préjudice du Général Schmitt.

    Elle devra également lui verser 5 000 euros de dommages et intérêts et 10 000 euros au titre des frais de justice. Pour rappel, il était épinglé sur le « mur des cons » pour avoir eu l’outrecuidance de critiquer le fonctionnement de la Justice après l’assassinat de sa fille dans un RER par un récidiviste.

    Nous nous réjouissons que le Général Schmitt obtienne réparation. C’est tout à fait normal.

    En revanche, François Martres a été relaxée (c’est-à-dire que les poursuite ont été abandonnées) pour des motifs de forme concernant les hommes politiques qui la poursuivaient.

    Alors, quelles conclusions tirer d’un tel verdict ? La Justice a été rendue certes, mais j’ai l’impression qu’elle a surtout voulu « ménager la chèvre et le chou ».

    On se demanderait presque si les choses n’ont pas été vues ainsi :

    « L’opinion publique attend un geste fort, alors retenons l’injure publique pour le père d’une victime, dont l’épinglage sur le mur a été très mal perçu, et rejetons toutes les accusations concernant les hommes politiques. Les gens retiendront que l’ancienne Présidente a été condamnée. L’honneur de la Justice sera sauf et nous pourrons esquiver le fond du problème. »

    Je vous entends me dire, « c’est un peu facile ». Et vous avez raison.

    Pendant le procès, le sociologue Laurent Mucchielli, venu au secours des magistrats du Syndicat aux « blagues potaches », avait carrément justifié l’existence de ce mur pendant le procès en expliquant : « le Mur des Cons était destiné à renforcer la cohésion professionnelle au sein d’un local syndical ». Il ajoute aussi que « les magistrats étaient bien plus outragés par les politiques. Le « mur des cons » était une façon de leur rendre la monnaie de leur pièce ».

    Il semble que ce « sociologue », par ailleurs virtuose de la culture de l’excuse, aurait pu dire plus justement : « le mur des cons était destiné à renforcer l’esprit clanique des membres du syndicat et à attiser leur soif de vengeance contre ceux qui ne pensent pas comme eux. »

    Vous me connaissez, il m’arrive de ne pas être tendre avec nos dirigeants politiques et de critiquer ouvertement des décisions ou des prises de position. Mais il est hors de question d’en venir un jour aux insultes ! Alors comment imaginer que cela puisse être possible de la part de magistrats ? Après un tel verdict pour les hommes politiques moqués et insultés, comment faire encore confiance à la Justice ?

    Comment faire encore confiance à la justice quand ce procès s’est tenu plus de 5 ans après le découverte du « mur des cons » et qu’il a eu lieu presque en catimini ?

    Et puis, cette relaxe va laisser planer un doute. Alors même que des magistrats se permettent d’afficher leur haine pour des personnes à cause de leurs idées ou de leurs convictions, comment ne pas penser que certains procès ou certaines poursuites sont directement liés au prise de position politiques des accusés ?

    Pourtant, je peux vous parier que, dans les jours qui viennent, les médias vont titrer laconiquement « L’ancienne Présidente du Syndicat de la Magistrature a été condamnée pour injure publique » sans détailler davantage. Et basta. La page sera tournée. tout le monde retiendra qu’il y a eu condamnation.

    Sauf qu’à l’IPJ, nous le savons bien, la page est loin d’être tournée. La révélation du « mur des cons » a mis au grand jour une dérive que nous dénoncions déjà depuis longtemps :

    La dérive politique du syndicalisme judiciaire, vous savez, cette forme dévoyée du syndicalisme qui bafoue le devoir de réserve des magistrats et qui met à mal l’impartialité nécessaire à la fonction de juger. Les juges syndiqués seraient-ils exemptés de cette obligation d’impartialité ? NON.

    Dès sa création, l’IPJ s’est mobilisé contre la politisation du syndicalisme judiciaire. Et nous continuerons autant qu’il sera nécessaire. De plus, ces lobbies laxistes, comme le Syndicat de la Magistrature ont leurs entrées au Ministère de la Justice, ils occupent souvent des postes clés et reçoivent l’oreille bienveillante de la garde des Sceaux, tout comme ils avaient l’oreille attentive de Christiane Taubira avant elle.

    Dans ces conditions, l’IPJ est toujours le plus efficace contre-pouvoir en France contre le laxisme ainsi qu’un rempart contre la politisation de la justice, et il doit le rester.

    Mais sans vous, mon action n’aura aucun impact et nous livrerons l’avenir de la justice aux idéologues laxistes. Ils sont déjà suffisamment nombreux et actifs, croyez-moi !

    Vous connaissez l’Institut pour la Justice, vous êtes fidèles à notre combat et vous suivez notre travail depuis des années. Ce n’est pas le moment de se décourager. Bien au contraire, avec toute l’équipe de l’IPJ nous relevons nos manches pour poursuivre notre activité de plus belle. Nous le devons à tous ceux qui nous soutiennent, qui croient en notre travail et qui veulent voir un changement.

    Nous n’avons pas le droit de baisser les bras. Mais il m’est impossible, seule, de changer le système judiciaire. J’ai besoin de votre aide pour y parvenir. Vous pouvez faire un don à l’Institut pour la Justice en cliquant ici.

    Avec tous mes remerciements et tout mon dévouement,
    Laurence Havel

    ps : Les temps sont dure, je le sais bien, et vous êtes sollicité de toute part. Si vous voulez soutenir l’IPJ, n’hésitez pas à faire un don, même le plus minime en cliquant ici. Un immense merci.

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  2. STACKE JEAN

    BONJOUR… JE partage pleinement vos observations … Je suis particulièrement sensibiliser par la notion JUSTICE ET DE NAISSANCE UN CERTAIN PARCOURT … Mon approche avec la FAMILLE SCHMITT dont un lien maritale avec une nièce SCHMITT … LA JUSTICE EN MANQUE DE STRUCTURE SOLIDE AUX COMMENTAIRES DE Mieur SERGE PORTELLI EX. Pt DE LA COUR D APPEL DE VERSAILLES QUI NOUS EXPRIME UN DEPHASAGE … COMMENT CETTE PERSONNE PEUT-ELLE COUPABLE ETRE EN DEMEURE ? D ETRE TOUJOUR EN PLACE ??? BIEN CORDIALEMENT ….. JEAN STACKE

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