dimanche 27 septembre 2020
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Gendarmes mobiles le 18 mai 2016 à Paris (Crédit M. GUYOT/ESSOR)
Gendarmes mobiles le 18 mai 2016 à Paris (Crédit M. GUYOT/ESSOR)

Mort d’Adama Traoré : Mélenchon dénonce “une tendance à la militarisation”

Le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a dénoncé mardi “une tendance à la militarisation” de la police au sujet de la mort le 19 juillet dernier d’Adama Traoré estimant “qu’on ne doit pas mourir dans une interpellation”.

“La tendance à la militarisation de l’action policière (…) est arrivée chez nous depuis quelque temps déjà. On l’observe dans les dispositifs d’intervention que met en place le commandement politique face à des événements comme la protestation contre le barrage de Sivens ou les manifestations syndicales contre la loi El Khomri”, a dénoncé le candidat de “la France insoumise” sur son blog.

“On voit dans les techniques d’intervention des agents et dans l’usage du matériel entrer des méthodes qui sont celles des combats”, a-t-il ajouté. La mort d’Adama Traoré, 24 ans, qualifiée de “bavure” par ses proches, a entraîné plusieurs nuits de violences dans la petite ville de Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise) et dans les communes voisines. Les causes de son décès restent à ce jour inconnues. Lors de son arrestation, le jeune homme avait été maintenu au sol sous “le poids des corps” de trois gendarmes, selon une source proche de l’enquête.

“Monsieur Adama Traoré n’est mort que du fait de son interpellation. Ni d’une infection comme diffusé au départ, ni d’un arrêt cardiaque inexplicable et ainsi de suite. Juste du fait de l’interpellation. Ce point est essentiel. On ne doit pas mourir dans une interpellation (…)”, a-t-il insisté.

En mai dernier, M. Mélenchon avait signé avec plusieurs personnalités de gauche un appel contre l’usage des flash-ball et lanceurs de balles de défense dans les manifestations. Dans cet appel, ils rappelaient que ces armes avaient entre 2004 et 2015 fait 39 blessés graves et un mort. Rappelant la mort de Malik Oussékine en 1986, Jean Luc Mélenchon juge que “peu à peu le poison s’est répandu et a émoussé le sentiment de honte chez les dirigeants qui en sont responsables”.

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