samedi 14 décembre 2019
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Photo d'illustration (Crédit photo: Krisaus67/Flickr).
Photo d'illustration (Crédit photo: Krisaus67/Flickr).

“Moi, Agnès, 52 ans, gilet jaune et mère de gendarme mobile”

Comme de nombreux Français, Agnès en a marre. Elle dénonce ainsi un pouvoir d’achat en berne et des dépenses de chauffage en hausse. Cette femme de 52 ans, en arrêt pour longue maladie, est devenue l’une des porte-parole des “gilets jaunes” de l’Ille-et-Vilaine. Mais, et c’est plus insolite, elle est aussi la mère d’un gendarme mobile.

“Mon fils a peur pour moi, explique la mère de famille à L’Essor. Il a tenté de me dissuader de participer aux manifestations. Cette situation – être de la famille d’une personne faisant partie des forces de l’ordre – est difficile à vivre, car j’ai toujours soutenu les forces de sécurité à 300%.”

Aux alentours de Rennes, assure-t-elle, il n’y a “aucune violence” dans un mouvement qui revendique être pacifiste. La mère de famille, le samedi 24 novembre, avait fait le déplacement à Paris pour la manifestation, non-déclarée, aux Champs-Elysées. Son fils, lui, n’est pas mobilisé en métropole – elle était donc certaine de ne pas le croiser.

Première manifestation le 24 novembre

Pour Agnès, ce 24 novembre, c’est une première. Elle n’avait jamais manifesté auparavant. La mère de famille est prise au dépourvu. Quand nous sommes sortis de la station de métro, nous étions dans les gaz”, raconte-t-elle. La situation est confuse. “Il y a eu des scènes très violentes envers des personnes âgées et des tirs de grenade lacrymogène effectués sans sommation”, dénonce-t-elle. Agnès se blessera dans un mouvement de foule en chutant à terre.

Pour elle, la gestion de cette manifestation est à blâmer. “Les forces de l’ordre sont tombées dans le piège d’Emmanuel Macron, analyse-t-elle. Ils n’ont pas reçu l’ordre d’interpeller les casseurs qui pourtant étaient actifs dès 9h du matin.” La mère de famille tentera bien de mettre en garde trois casseurs. Ces derniers lui répondent par un doigt d’honneur. “La manifestation du 24 novembre a suscité une grande colère, une injustice, et peut-être même la radicalisation de certains ‘gilets jaunes’”, poursuit Agnès. Et de conclure : “Emmanuel Macron n’a fait qu’attiser les braises contre les forces de l’ordre.”

 Ce samedi 1er décembre, le ministère de l’Intérieur a compté environ 136.000 manifestants, contre 166.000 le 24 novembre. 412 personnes ont été interpellées à Paris après, a souligné le préfet de police, des “violences sans précédent”. En tout, la Gendarmerie déplore 115 blessés depuis le début du mouvement.

Gabriel Thierry.

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2 Commentaires

  1. Barbier

    Pour tout les arestâtions des manifestations des gilet jaune 6 mois ferme et 5 ans de mise à l épreuve avec obligation de pointe au commissariat

  2. Gerald Gobbi

    Je suis en colère contre le gouvernement qui refuse de payer les heures sup aux forces de l’ordre après l’avoir sauvé du naufrage ! Un beau coup de poignard dans le dos de la part d’une oligarchiegouverne odieuse et qui ne mérite pas qu’on l’a serve. Il est temps qu’elle disparaisse ne serais ce par respect pour ceux qui l’on protégé de sa disparition.

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