dimanche 27 septembre 2020
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Un appel à témoins a été lancé sur Facebook

La mère de Mathieu Caizergues à l’Essor “: je veux comprendre ce qu’il s’est pass锑

La mère de Mathieu Caizergues va repartir à la Réunion  ( Photo DR)

Disparu depuis la fin du mois de juin durant une randonnée dans le cirque de Mafate, le gendarme mobile de St-Amand-Montrond Mathieu Caizergues reste introuvable malgré toutes les recherches.

Lire également notre dossier: La mystérieuse disparition de Mathieu Caizergues

Déterminée, sa famille qui a lancé un appel à l’aide se rendra prochainement sur place une deuxième fois pour tenter de comprendre ce qu’il s’est passé.

Avant de partir, Delphine Caizergues, la mère de Mathieu, a reçu L’Essor à son domicile situé près de Montpellier où elle réside. Elle ne croit pas à une piste crapuleuse et réitère sa “confiance totale” dans la Gendarmerie.

Mathieu Caizergues (Photo DR)

Dans quel état d’esprit vous trouvez-vous aujourd’hui ?


Je veux comprendre ce qu’il s’est passé. Je suis sidérée du manque d’empressement des deux personnes qui randonnaient avec Mathieu. Ils sont partis parce qu’ils avaient froid sans penser à Mathieu. L’une des personnes qui était avec lui est gendarme… Jamais Mathieu n’aurait laissé un collègue seul. On ne sait pas pourquoi mais ils ont changé de versions lors de leurs différentes auditions. Il est aujourd’hui établi que ce n’est pas eux qui ont appelé les secours. Ça me dégoûte.

Quels sont vos rapports avec la gendarmerie locale ?


C’est un rapport unilatéral pour la nécessité du secret de l’enquête. Ce que nous comprenons. Nous apprenons les choses dans la presse réunionnaise que nous lisons en ligne. Nous avons une confiance totale en la gendarmerie. Le PGHM est composé d’hommes formidables. Du côté des enquêteurs, nous avons également pleinement confiance. Un gendarme étant mis en examen, on nous a proposé que l’affaire soit prise en main par la police mais nous n’avons pas voulu.

Votre fils cadet, comme votre compagnon, sont également gendarmes, d’où vient cet esprit de service dans votre famille ?


Je ne sais pas vraiment. Il n’y a pas de précédents dans la famille (sourire). Mais mon troisième fils est pompier volontaire et souhaite aussi intégrer la gendarmerie. Mathieu a toujours voulu être gendarme. Enfant, il se déguisait systématiquement en gendarme à Mardi Gras. Ça ne l’a jamais quitté. Il m’a dit : “C’est un métier dangereux. Je peux y laisser ma vie.” Aujourd’hui, je reste sans nouvelle. Je suis dans le manque et dans l’absence.

Mathieu Caizergues a toujours voulu être gendarme ( Document l’Essor)

Etes-vous entourée ?

Oui, il y a ma famille et les amis de Mathieu qui est quelqu’un de très sportif. Ils vont faire, le 24 septembre, la course Le Lion à Belfort. C’est une course que Mathieu fait d’ordinaire chaque année. Là, ils iront avec des tee-shirts à son effigie pour qu’il y participe malgré tout.

Avez-vous une conviction sur ce qu’il s’est passé ?


Je ne pense pas qu’il se soit passé quelque chose de crapuleux. Je pense aujourd’hui que Mathieu n’est plus à Mafate. Il a du réussir à en sortir car il a disparu depuis deux mois. Or, le PGHM n’a jamais mis plus de 12 jours avant de retrouver quelqu’un.

Pour quelles raisons retournez-vous à la Réunion à la fin du mois ?


Nous allons faire la randonnée, une fois de plus… Et puis nous allons parler de Mathieu. Il est important d’être sur place pour que les gens nous voient. Certaines personnes ne savent pas qu’il a disparu malgré la communication régulière que nous faisons.

Propos recueillis par Guillaume Mollaret 

De nouvelles recherches à la Réunion

De nouvelles recherches ont été conduites ce mardi 29 août en présence du général Xavier Ducept, le nouveau commandant de la Gendarmerie de la Réunion et du préfet Amaury de Saint-Quentin.

Neuf équipes encadrées par le PGHM de La Réunion et composées du Groupe Montagne Gendarmerie, ont procédé à des recherches en profondeur dans les zones plus dangereuses ciblées par l’enquête. Malgré l’appui aérien de la SAG, elles se sont révélées infructueuses.
Des gendarmes de l’EGM (montagne) 34/6 de Saint-Gaudens ont également participé à ces recherches.

 

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