lundi 21 septembre 2020
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Justice (Photo Matthieu GUYOT/Essor)
(Photo/MG/Essor).

Martinique : le procès d’orpailleurs soupçonnés d’avoir tué deux militaires français en Guyane reporté à vendredi

Le procès des orpailleurs brésiliens soupçonnés d’avoir tué en 2012 deux militaires français lors d’une opération de l’armée et de la gendarmerie contre les chantiers aurifères illégaux en Guyane, prévu lundi en Martinique devant la cour d’assises spéciale, est reporté à vendredi.

Quatre hommes devaient être jugés, devant cette cour composée de ” trois magistrats professionnels et de six jurés ” pour le meurtre en bande organisée des deux militaires, mais seuls deux d’entre eux seront dans le box. Les deux autres, dont le chef présumé du gang qui avait ouvert le feu avec des armes de guerre sur les militaires, restent détenus au Brésil, où ils ont été condamnés à la perpétuité pour d’autres faits, ce pays n’extradant pas ses ressortissants.

L’audience ouverte lundi en début de matinée avait été déjà suspendue et reportée en début d’après-midi en raison d’un transfert tardif de Guyane d’un des accusés. A la reprise de l’audience, le président de la cour d’assises soulevait un vice de procédure. En l’occurrence, les deux accusés retenus au Brésil n’avaient pas été convoqués régulièrement par le parquet général devant la cour d’assises.

Le procès procès des quatre hommes est donc reporté au vendredi 14 octobre prochain Le 27 juin 2012, l’adjudant Stéphane Moralia, 28 ans, et le caporal-chef Sébastien Pissot, 33 ans, appartenant au 9e Régiment d’infanterie de marine (Rima), participaient à une opération de lutte contre l’orpaillage illégal à Dorlin (sud-ouest de la Guyane), sur la commune de Maripasoula, commune la plus étendue de France.

Victimes d’une embuscade, Sébastien Pissot est tué sur le coup et Stéphane Moralia grièvement touché. Il décèdera quelques heures plus tard. Trois autres gendarmes ont aussi été blessés lors de l’accrochage. Florence Pissot, veuve posthume de Sébastien Pissot, présente aux assises en compagnie des parents de son mari, a indiqué à l’AFP que la famille avait fait le voyage en Martinique en espérant avoir des réponses de ceux qui ont tué leur mari et fils.

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