mardi 20 août 2019
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Gilets jaunes à Paris le 8 décembre 2018 (Ph: Olivier Ortelpa/Creative Commons)
Gilets jaunes à Paris le 8 décembre 2018 (Ph: Olivier Ortelpa/Creative Commons)

Maintien de l’ordre: ce qui va changer à Paris

Chargé de réformer le maintien de l’ordre dans la capitale, le nouveau préfet de police de Paris Didier Lallement a défendu ses premières actions devant les sénateurs de la commission des Lois, ce mercredi 3 avril. Depuis les différentes manifestations des Gilets jaunes, dont celle du 16 mars, la direction parisienne est sous le feu des critiques.

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Le haut fonctionnaire a tout d’abord tranché dans la confusion qui a parfois régné dans le commandement entre les directions de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) et celle de l’ordre public et de la circulation (DOPC), toutes deux dotées d’une salle de commandement. Les manifestations seront désormais “gérées depuis la salle de la DOPC”, a clarifié le préfet.

En réponse à la demande des unités mobiles d’être davantage associées en amont, les commandants de ces formations sont désormais systématiquement invités à être présents au briefing du vendredi précédant les actes des Gilets jaunes. Outre cette réunion importante présidée par le préfet, un second briefing réunit ensuite les unités par division territoriale de la capitale.

Pressé par l’exécutif de rendre plus mobile le dispositif de maintien de l’ordre, Didier Lallement a également rappelé la nouvelle doctrine du commandement : les unités ont, outre leur mission, un périmètre géographique défini où elles sont plus autonomes pour intervenir. De même, le préfet a donné la mesure de la priorité donnée aux contrôles préventifs : de 8.545 le 23 mars, leur nombre est passé à plus de 14.000 le samedi suivant, 30 mars.

Enfin, Didier Lallement a donné de nouveaux détails à propos des brigades de répression de l’action violente (Brav), qui remplacent les détachements d’action rapide (DAR). Réunissant une soixantaine de personnels, contre une vingtaine auparavant de policiers auparavant, elles mêlent désormais des spécialistes des compagnies d’intervention aux seuls policiers issus de la sécurité de proximité moins aguerris au maintien de l’ordre des DAR.

G.T.

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