mercredi 17 juillet 2019
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Médéric Chapitaux, en 2017 à Paris (Crédit photo: GT/L'Essor).
Médéric Chapitaux, en 2017 à Paris (Crédit photo: GT/L'Essor).

Lutte contre la radicalisation: la proposition d’un ancien gendarme reprise par deux députés

Les deux députés ont prêté une oreille attentive à un ancien gendarme, Médéric Chapitaux. Ce mercredi 26 juin, la mission d’information sur la radicalisation dans les services publics a présenté à la presse son rapport.

Un document également très attendu par Médéric Chapitaux. Ce sociologue, ancien sous-officier dans la Gendarmerie de 1995 à 2008, a été auditionné en avril par les deux rapporteurs, les députés Eric Poulliat (LREM) et Eric Diard (LR).

Lire notre portrait de Médéric Chapitaux dans le magazine L’Essor

Désormais doctorant au laboratoire Cresco à l’université Toulouse III-Paul Sabatier, l’ancien gendarme mobile est devenu une référence sur le sujet de la radicalisation dans le milieu sportif. Après un passage par le peloton de surveillance et d’intervention (Psig) de Belfort, le gendarme avait été détaché au ministère des sports. Il écrira ensuite un livre, “Le sport, une faille dans la sécurité de l’Etat”.

Une proposition de Médéric Chapitaux reprise

Une préoccupation partagée par les deux députés. “Notre plus grande préoccupation, ce sont les services publics en lien avec la jeunesse ou les personnes vulnérables“, expliquent-ils en conférence de presse. “Le milieu sportif appelle à une vraie prise de conscience, poursuivent les deux députés. Il est urgent de clarifier et de mesurer l’étendue de la radicalisation dans ce secteur.”

Lire aussi sur L’Essor: Deux députés vont se pencher sur la radicalisation des agents publics et des gendarmes

Trois des 35 propositions de la mission d’information sont ainsi ciblées sur le sport. L’une d’entre elles est une suggestion de Médéric Chapitaux, reprise par les députés. Ces derniers estiment qu’il faut redonner de la marge de manœuvre aux préfets sur ce sujet. Même en cas d’affiliation à une fédération agréée, les élus estiment que le préfet doit donner un agrément. Soit un pouvoir de contrôle qui permettrait de prévenir des dérives.

Les députés appellent également à mieux contrôler les éducateurs sportifs. Le Service national des enquêtes administratives de sécurité (Sneas) pourrait ainsi, estiment-ils, réaliser des enquêtes administratives. Enfin, ils préconisent de couper les vivres aux structures sportives favorisant la radicalisation, en retirant les subventions publiques.

Lors de son audition, Médéric Chapitaux avait alerté sur la radicalisation des encadrants. Un problème majeur théorisé autour du concept “d’éducateur sportif radicalisé recruteur“. Selon les députés, les sports les plus concernés sont les sports de combat, la musculation, le football ou le tir sportif.

Gabriel Thierry

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Un commentaire

  1. Il n’y a pas qu’autour du sport que la radicalisation s’est peu à peu installée. De nombreuses alertes foisonnent tant sur les réseaux sociaux que dans divers articles publiés par les élus.
    Il suffit d’observer et dire sans détour, ce que l’on voit. Mais le dire peut vous conduire à être ciblé comme raciste. C’est la raison pour laquelle tout le monde fait profil bas. Critiquer certains musulmans provoque l’ire des “biens pensants” qui acceptent plutôt que de refuser ou même de condamner.
    Je pense que ce phénomène est tellement présent, que ce soit dans nos administrations, dans nos villes et nos campagnes, qu’il sera difficile, voire impossible d’y apporter une solution.

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