lundi 22 juillet 2019
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Le lourd tribut humain des gendarmes en 2016

Dix-huit gendarmes décédés et 6.767 blessés. Tel est le lourd bilan humain de l’année 2016, selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), qui vient de publier, ce jeudi 5 octobre, une note sur les gendarmes et policiers tués et blessés en 2016. Au total, ce document recense 26 policiers et gendarmes tués en 2016, un chiffre en « forte hausse », et 18.721 blessés.

L’adjudant Alain Nicolas de l’antenne GIGN d’Orange tué à Gassin en mai 2016

Quatorze des dix-huit gendarmes décédés ont péri durant la réalisation d’une opération de police, qui correspondent aux missions classiques de sécurisation des personnes et des biens, soit sept fois plus qu’en 2015, où deux décès avaient été à déplorer. Les quatre autres gendarmes décédés en 2016 ont perdu la vie en service, pendant leur temps de travail mais en dehors de l’exécution d’une opération de police.

Dans le détail, deux des décès en mission résultent d’agressions physiques, six d’accidents de la circulation routière, et six en environnement opérationnel. « Le nombre élevé de victimes en 2016 est donc essentiellement dû à des évènements tragiques accidentels », souligne l’ONDRP. Par exemple, en mai 2016, quatre militaires décèdent suite au crash de leur hélicoptère près de Cauterets (Hautes-Pyrénées) Un accident de la route en décembre dans l‘Oise a coûté la vie à trois jeunes membres d’un peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (Psig).

L’hommage aux trois gendarmes décédés dans l’Oise

Les quatre gendarmes décédés dans le crash de Cauterets : le capitaine Jean Christophe Royer, 49 ans. Le major Dominique Jamet, 48 ans. L’adjudant-chef Christophe Cavaillès, 45 ans. L’adjudant-chef Lionel Loussalez-Artets, 43 ans. (Photo Gendarmerie)

Quant aux quatre décès survenus en service, ils résultent d’un accident de sport, d’un accident de la circulation et de deux décès constatés en logement de fonction.

6.767 gendarmes blessés en mission et en service

4.079 gendarmes ont été blessés en mission, et 2.688 durant leur service. 49% des blessures survenues en mission résultent d’une agression, soit 1984 personnels blessés. « Ce chiffre est en augmentation d’un point par rapport à 2015, qui totalisait 1.807 militaires blessés à la suite d’une altercation », signale l’ONDRP. De même, 1.919 militaires ont été blessés en environnement opérationnel lors d’une mission de police, un chiffre en hausse de 10%. Enfin, les 4% restant correspondent aux gendarmes blessés lors d’accidents corporels de la circulation routière.

De même, 2.688 se sont blessés en service en 2016. Plus précisément, 1.704 gendarmes se sont blessés durant les entraînements de sport, soit les deux tiers des blessures en service, 809 en environnement de soutien et 175 lors d’accidents de la circulation.

Les statistiques de l’ONDRP sont issues des données de la direction des opérations et de l’emploi et de celles de la direction des personnels militaires de la Gendarmerie nationale, centralisées par l’inspection générale de la Gendarmerie nationale.

Gabriel THIERRY.

 

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Un commentaire

  1. PLACEAU

    C’est toujours avec une grande tristesse que l’on apprend le décès d’un camarade. Mais, et là, je sors un peu du sujet ; j’ai appris dernièrement que le sujet proposé à des candidats postulant pour intégrer la Gendarmerie avait porté sur le “bio” ! Cela me laisse perplexe quant à l’avenir de notre arme. Que cherchez-vous ? Le jour où nous allons sur un accident de circulation corporel ou mortel, pensez-vous franchement que le “bio” va ressusciter les morts ? Il y a deux choses dans la vie qui nous fait avancer : “l’intelligence” et “l’instruction”. Un individu peut-être très instruit, et, passez-moi l’expression “bête à bouffer du foin”. Revenons-en au bon vieux français, au calcul, rédaction etc…

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