dimanche 16 mai 2021
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Le major Général Christian Rodriguez a à la tribune ( Photo DC L’Essor)

Les quatre priorités stratégiques de la Gendarmerie détaillées par le major Général

Lors du congrès 2018 de l’UNPRG qui s’est tenu au Cap d’Agde, le major général de la Gendarmerie, le général de corps d’armée Christian Rodriguez,  s’est adressé au congressistes de l’UNPRG et a répondu à Henri Martinez au sujet de plusieurs points. Il a détaillé les quatre priorités stratégiques de la Gendarmerie.

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Première priorité stratégique : le contact avec la population

“Il est remis dans l’ordre de priorité qui doit être le sien, c’est-à-dire à la première place !”

“Avant c’était ce que l’on faisait lorsqu’il restait du temps. Désormais la logique est inversée”.

Paris ou Issy-les-Moulineaux, ne peut pas, ne doit pas, tout décider en imposant un unique gabarit sur tout le territoire national.”

“Quant au choix de faire du commandant de compagnie un pilier de notre action, ce n’est pas tant un choix, en réalité, que la manifestation d’un constat. La brigade est le poste avancé du contact.”

“Mais c’est bien la compagnie qui constitue le premier échelon de manœuvre opérationnel de la gendarmerie sur le territoire, avec son PSIG, sa BR et sa capacité à renforcer une brigade de son ressort par une autre, le tout dans une cohérence territoriale et un projet qui sont ceux du groupement.”

 Il ne s’agit pas d’une dévalorisation des grades mais d’une élévation de nos personnels” : “auparavant, un sous-officier pouvait terminer sa carrière comme major. Demain, il la terminera comme capitaine dernier échelon.”

“L’affirmation du rôle du commandant de compagnie n’est donc pas conçue au détriment des brigades. Il est conçu à leur service, pour qu’elles puissent compter, conformément au principe de subsidiarité, sur les moyens de la compagnie voire du groupement“.

“Cela étant dit, j’entends la crainte exprimée qui est d’ôter aux commandants d’unité élémentaire leurs prérogatives, alors même que leurs missions sont de plus en plus nombreuses, et que les contraintes du service sont exigeantes. Ce n’est pas du tout notre conception, tout au contraire.”

“Avec le Directeur général nous n’avons de cesse de rappeler qu’il faut donner les “clés du camion” aux commandants d’unités pour qu’ils puissent faire des choix guidés par leur expérience, leur sens du terrain et les réalités du territoire auxquelles ils sont confrontés.

“C’est l’intelligence territoriale qui prévaut désormais car nous ne pouvons plus tout faire et tout assumer.”

Deuxième priorité stratégique : la sécurité des mobilités

Le centre national de sécurité des mobilités ouvert à Issy-les-Moulineaux en octobre 2017 continue de monter progressivement en puissance”.

“La Gendarmerie poursuit avec légitimité son ambition de devenir l’opérateur national de la sécurité des mobilités, pour protéger non seulement les territoires mais les flux et les déplacements qui les traversent.”

Troisième priorité stratégique : la transformation numérique

“La Gendarmerie a réussi ce virage et possède un temps d’avance sur nombre de dispositifs : la brigade numérique, le doublement des gendarmes numériques spécialisés dans les brigades d’ici 5 ans, l’expertise naissante s’agissant des nouveaux usages permis par l’intelligence artificielle, tout cela était une nécessité.”

“C’est un travail de longue haleine mais le virage est pris et bien pris”.

Cela a comme corollaire qu’il nous faudra, pour réussir, recruter davantage de scientifique dans les années à venir. Et de manière générale, il faudra avoir l’humilité de regarder de près comment orienter notre politique de recrutement, de formation et de ressources humaines.

Une mobilité obligatoire à l’extérieur pour les officiers

“Le directeur général a souhaité par exemple que le parcours des officiers prévoit désormais, de façon obligatoire, une mobilité dans une autre administration, voire dans le secteur privé, pour que nous soyons davantage connus à l’extérieur et pour que nos officiers n’en reviennent que meilleurs au bercail, avec une expérience interministérielle, des contacts supplémentaires dans la société civile, des arguments nouveaux pour faire avancer la maison.”

Les hauts potentiels

” Il ne s’agit pas d’établir des castes ou de remettre en cause la diversité des profils au sein du corps des officiers. Il s’agit au contraire de favoriser la constitution d’un vivier, le plus large possible, pour aller chercher et développer les expériences, les aptitudes et les qualités dont nous avons spécifiquement besoin. Notre institution ne doit pas se fermer sur elle-même, elle doit continuer à s’ouvrir, s’ouvrir également aux civils, de façon à s’attaquer à de nouveaux défis et mieux répondre aux attentes et à l’air du temps. Il est de notre responsabilité – y compris et surtout de notre responsabilité militaire – de marcher avec notre temps et de chercher à devancer le temps suivant. “

Quatrième priorité stratégique : la gestion de crise

“Ce qui appelle notamment, on a vu leur rôle au moment d’Irma notamment, la nécessaire consolidation de nos réserves”. 

 

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