samedi 14 décembre 2019
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La pétition en ligne pour la restitution des scellés de l'affaire Myriam Sakhri (Capture d'écran).
La pétition en ligne pour la restitution des scellés de l'affaire Myriam Sakhri (Capture d'écran).

Les proches de la gendarme Myriam Sakhri espèrent relancer l’enquête sur sa mort

La gendarme Myriam Sakhri (Crédit photo: Famille Sakhri).
La gendarme Myriam Sakhri (Crédit photo: Famille Sakhri).

Ils espèrent des nouveaux témoignages pour relancer l’affaire. Sept ans après la disparition de la gendarme Myriam Sakhri, ses proches continuent leur combat. Ce mercredi 24 octobre, ils appellent à une manifestation devant le tribunal de grande instance de Lyon.

Les proches de Myriam Sakhri vont demander à la justice, à l’occasion de ce rassemblement, la restitution des scellés. A défaut d’une restitution, la famille de la gendarme souhaite au moins avoir la confirmation de leur préservation passée et à venir.

1.400 signatures

Une pétition, qui a rassemblé déjà à ce jour près de 1.400 signatures, précise cette demande. “La justice refuse de nous restituer les effets personnels de Myriam parmi lesquels des ordinateurs et téléphones, explique sa famille. Que craint-elle? Après sept années, la justice va détruire prématurément les scellés et l’ensemble du dossier.”

Ses proches espèrent surtout, précise leur avocat à L’Essor, Me Jean-Christophe Basson-Larbi, que “des langues vont se délier”. “Depuis plusieurs mois, nous avons connaissance des témoins directs et indirects de la vérité, explique la famille de la gendarme dans une interview au Courrier de l’Atlas. Nous attendions qu’ils se manifestent spontanément. Aujourd’hui nous nous adressons à eux sans détour : vous avez la possibilité sans aucun risque de vous libérer du secret qui vous ronge depuis sept ans.”

Enquête partiale ?

Le 24 septembre 2011, on retrouvait le corps de la gendarme, décédée des suites d’un tir d’une balle de 9 mm, son arme de service à ses côtés. Pour ses proches, elle n’a pas pu mettre fin à ses jours. Myriam Sakhri était en effet sur le point de déposer plainte. La jeune femme de 32 ans, précise son avocat, s’apprêtait à dénoncer des faits de racisme et de discrimination au sein du centre opérationnel de renseignement de la Gendarmerie.

Une enquête de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale conclura pourtant au suicide. Elle sera confirmée par le non-lieu d’un juge d’instruction lors d’une enquête pour mort suspecte et harcèlement. La famille contestera, en vain, cette décision en appel puis en cassation. “Depuis le début, l’enquête a été partiale, déplorent les proches de Myriam Sakhri au Courrier de l’Atlas. Nous avons demandé à maintes reprises que l’enquête soit dirigée par la Police, pas par la Gendarmerie. On ne peut pas être juge et partie.

Gabriel Thierry

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2 Commentaires

  1. roro

    Cette jeune femme semblait sourire à la vie. A 32 ans elle vouait porter plainte. Suicide ?? étrange. Pourquoi ne veut-on pas rendre ses effets personnels à la famille ????

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