lundi 17 juin 2019
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Deux compagnies territoriales de réserve ont été mobilisées après l'ouragan Irma (Crédit photo: DR).
Deux compagnies territoriales de réserve ont été mobilisées après l'ouragan Irma (Crédit photo: DR).

Les priorités d’Anne Fougerat, la gendarme à la tête de la Garde nationale

La générale Anne Fougerat (Crédit photo: GT/L'Essor).
La générale Anne Fougerat (Crédit photo: GT/L’Essor).

La Garde nationale s’apprête à prendre un nouvel élan. Deux ans après sa création, elle est administrée depuis cet été par une générale de Gendarmerie, Anne Fougerat. Cet officier, entrée dans l’Arme comme gendarme, a succédé au général de division Gaëtan Poncelin de Raucourt, un militaire issu de l’armée de terre parti diriger l’entreprise Fiducial sécurité.

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La nouvelle patronne de la Garde nationale compte bien profiter de cette alternance entre les Armées et l’Intérieur, les deux tutelles de cette structure, pour insuffler davantage de “bleu”. La générale espère ainsi pouvoir apporter l’œil de la Gendarmerie et de la Police à cette structure légère de 14 personnes chargées de coordonner les réserves, un outil qui marche.

Objectifs atteints

Le général Gaëtan Poncelin de Raucourt, secrétaire général de la Garde nationale, lors des voeux aux gendarmes du ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux aux Invalides, le lundi 9 janvier 2017. Crédit : M.G/Essor
Le général Gaëtan Poncelin de Raucourt (Crédit : M.G/L’Essor)

L’ancienne commandante des réserves de la Gendarmerie estime en effet, à l’occasion d’une rencontre avec l’association des journalistes de défense (AJD), ce lundi 8 octobre, que les objectifs de la Garde nationale “ont été atteints”. “Les fondations sont posées grâce au travail mené par Gaëtan Poncelin de Raucourt”, salue-t-elle.

D’ici la fin de l’année, la Garde nationale rassemblera plus de 75.000 réservistes, l’objectif prévu pour 2018. Si la Gendarmerie compte environ 31.000 réservistes, soit un chiffre inférieur au volume initialement envisagé (40.000), la Police rassemble elle près de 6.000 réservistes, soit davantage que demandé (5.000). Enfin, le ministère des Armées regroupe lui le solde de réservistes restants, à 60% issus de l’armée de Terre.

Réservistes niçois en entraînement d’intervention professionnelle (Crédit: D.C/L’Essor)

A terme, la Garde nationale espère rassembler 85.000 réservistes. Pour atteindre cet objectif, il va falloir attirer de nouveaux candidats et fidéliser davantage ceux qui servent. L’attrition, c’est-à-dire les départs, est ainsi d’environ 17% pour les gendarmes. Cet été, de nouvelles mesures ont déjà été engagées à travers la loi de programmation militaire, comme l’extension à 40 ans de la limite d’âge pour s’engager, un exemple de ce que l’exécutif peut faire pour rendre plus attractive la réserve.

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Attractivité

logo garde nationale hacké
Logo de la garde nationale hacké à l’occasion du hackathon à l’école 42

Je souhaite accroître la dynamique sur certains sujets, comme la relation avec le monde de l’entreprise, précise Anne Fougerat. Nous allons travailler sur l’attractivité, la notoriété, et communiquer sur ce qui existe en interne et en externe.” La feuille de route de la générale sera précisée mercredi prochain, avec la réunion du comité directeur de la Garde nationale, chargé de décider des grandes orientations de l’année à venir. Des sujets qui devraient être au coeur des assises de la Garde nationale, qui auront lieu ce samedi 13 octobre.

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Anne Fougerat a déjà dans son viseur la question de la protection sociale du réserviste. Elle espère avancer, dans les prochains mois, sur l’accélération de la gestion des dossiers des réservistes blessés en mission, sur la question de leur indemnisation, et sur une prise en compte des assurances complémentaires. Même si le nombre de blessés est peu élevé – en 2017, seuls 20 gendarmes réservistes ont été blessés dans leurs missions – ce sujet est jugé symbolique eu égard à l’engagement des réservistes.

Gabriel Thierry.

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