mardi 23 juillet 2019
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Au Centre national de la formation à la police judiciaire (CNFPJ), en octobre 2018 (Crédit photo: GT/ L'Essor).
Au Centre national de la formation à la police judiciaire (CNFPJ), en octobre 2018 (Crédit photo: GT/ L'Essor).

Les pistes d’avenir pour la formation des gendarmes

Trois tables-rondes et des interventions de nombreux officiers généraux. La Gendarmerie va plancher ce mardi 21 mai sur la formation pour des premières assises inédites sur ce thème. Tour d’horizon des évolutions attendues.

Génération Z

C’est une évidence : les élèves-gendarmes d’aujourd’hui ne sont pas les mêmes que ceux formés il y a quarante ans. Les digital-natives qui postulentont d’autres qualités”, observe le général de brigade Jean-Marc Isoardi, sous-directeur des compétences. “Mais même si l’objectif de formation est resté le même, les méthodes pédagogiques doivent être différentes”, ajoute-t-il.

Pour le responsable de la formation, il faut à la fois “consolider les valeurs” chez ces nouvelles recrues et travailler leur aguerrissement. En travaillant par exemple une cohésion qui prend tout son sens en gendarmerie mobile ou départementale, ou en préparant le gendarme à la mort, une réalité parfois cachée aujourd’hui.

Lire aussi sur L’Essor : Formation des gendarmes : le général Morterol, commandant des écoles de la gendarmerie dit tout à L’Essor (vidéo)

Référentiels de formation

Les référentiels d’activités et de compétences, la base des programmes de formation des gendarmes, pourrait bien connaître prochainement une remise au goût du jour. Ce futur toilettage sera en tous cas au centre de nombreux échanges ce mardi. “Globalement, la formation donne entière satisfaction, note le général Jean-Marc Isoardi. Mais elle doit s’adapter en permanence.” Exemple avec des missions récentes telles que Notre-Dame-des-Landes ou les Gilets jaunes. Si “les gendarmes ont été au rendez-vous en terme d’engagement et de professionnalisme”, note l’officier général, la formation au maintien de l’ordre devra pourtant s’adapter aux nouveaux modes d’action des manifestants présents dans des cortèges de moins en moins structurés.

La simulation

Il s’appelle XVR et a tapé dans l’œil des gendarmes. Ce logiciel de simulation des sapeurs-pompiers de Paris pourrait bien donner des idées à la direction générale. “C’est un domaine où il faut que nous nous investissions davantage”, commente Jean-Marc Isoardi. Pour l’officier général, la simulation permet accélérer et d’enrichir l’entraînement. Par exemple, après avoir testé l’élève sur le cas conforme, ce dernier peut être surpris avec une mise en situation non attendue. Une piste d’avenir qui pourrait faire gagner du temps dans les 22 écoles et centres de formation de la Gendarmerie.

De l’intelligence artificielle

La sous-direction de la formation réfléchit enfin à mettre une pincée d’intelligence artificielle dans sa recette de la formation continue des gendarmes. Cette technologie pourrait aider les gendarmes à gérer plus finement les carrières et les compétences. “Nous avons une mine de données que nous pourrions raffiner”, explique le général Jean-Marc Isoardi. Un raffinage précieux pour proposer au bon moment le bon module de formation à chaque gendarme. L’année dernière, plus de 30.700 gendarmes ont été formés.

Lire aussi sur L’Essor : Comment la Gendarmerie s’empare de l’intelligence artificielle

G.T.

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