vendredi 22 novembre 2019
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Photo d'illustration (Photo : Pixabey).
Photo d'illustration (Photo : Pixabey).

Les mauvaises affaires immobilières de la Gendarmerie

Les gendarmes ont-ils besoin de quelques leçons du vendeur immobilier vedette Stéphane Plaza ? L’Arme a fait de très mauvaises affaires immobilières ces trois dernières années.

Entre 2016 et 2018, la Gendarmerie tablait en effet sur 24,2 millions d’euros de ventes immobilières. Des fonds qui devaient servir à financer les opérations de rénovation les plus urgentes. L’Arme ne percevra finalement que 2,1 millions d’euros. Un crash souligné dans le rapport pour avis sur le budget 2020 de la députée Aude Bono-Vandorme. Deux raisons principales sont mises en avant par la députée pour expliquer ce résultat désastreux.

Lire aussi sur L’Essor: Au cœur des logements vétustes de la Gendarmerie (vidéo)

“Soit les opérations concernées subissent des délais”, écrit-elle. Un retard dû à des difficultés à vendre, à l’octroi de facilités de paiement aux acquéreurs ou à un sursis à cession lié par exemple à l’accueil de migrants. Deuxième grande raison : le montant perçu est tout simplement inférieur au niveau attendu. “Notamment en application des dispositifs de décote et de cession à l’euro symbolique”, note la députée. “Pour chaque cession immobilière réalisée dans son parc, 50 % du produit marchand bénéficie à la Gendarmerie, sauf dans les cas où le préfet décide une réfaction (réduction NDLR) du prix de cession lorsque les emprises sont cédées aux organismes de logement social”, précise Aude Bono-Vandorme.

Le détail des mauvaises affaires immobilières

Dans le détail, la caserne Celleneuve, à Montpellier, était estimée à 9,3 millions d’euros. Elle sera finalement vendue pour un euro symbolique en raison du coût de démolition et de désiamantage, estimé entre 3,5 et 7,9 millions d’euros. En Île-de-France, trois ventes de casernes (Fontainebleau, Villeneuve-Saint-Georges et Noisy-le-Sec) ont été différées pour l’accueil d’urgence. La Gendarmerie tablait sur 7,3 millions d’euros de recettes.

Deux autres exemples concernent la Seine-Saint-Denis. A Aubervilliers, la Gendarmerie, qui tablait sur une vente de 4,3 millions d’euros, ne percevra finalement que 240.000 euros, soit une décote de 96 % sur la valeur estimée ! Au Raincy, une autre vente, estimée à 2,5 millions d’euros, sera réalisée avec une décote de 50 %.

Enfin, une dernière vente en Outre-mer s’est traduite par un échange de parcelles avec le ministère de la Justice. La Gendarmerie a échangé une annexe du quartier Broche à Papeete, estimée à 6,5 millions d’euros, contre un immeuble d’une valeur de 1,4 million d’euros.

GT

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3 Commentaires

  1. phonsy

    Rien de surprenant… quand on a eu des échanges/entretiens avec les A.I. de la gendarmerie au niveau groupement c’est déjà pas mal, on commence à comprendre sans avoir fait des études dans le domaine… alors j’imagine même pas au niveau national ce que ça peut donner ! LOL

  2. Naoned 46

    Votre commentaire est ambigu et injuste
    Ce ne sont pas les gendarmes qui ont besoin des conseils de Plaza mais les décideurs gouvernementaux
    En effet ce sont les services de lEtat qui vendent et non la Gendarmerie
    Les gendarmes ne sont pour rien dans les retards de vente de certaines casernes ,par exemple,retards dus à l hébergement de migrants

  3. YANN MORELLEC

    Oui , le terme “mauvaises affaires” est peut-être mal venu….si des ventes sont différées pour l ‘accueil de migrants du fait d ‘une décision de l ‘ Etat , ce n ‘est pas dû à une mauvaise gestion de la Gendarmerie !!

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