mardi 2 juin 2020
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C'est sur ce pont, traversant le fleuve Kourou, en Guyane, que les malfaiteurs ont été interceptés par les gendarmes de l'antenne du GIGN. (Capture d'écran Google Maps)
C'est sur ce pont, traversant le fleuve Kourou, en Guyane, que les malfaiteurs ont été interceptés par les gendarmes de l'antenne du GIGN. (Capture d'écran Google Maps)

Les gendarmes mettent fin à une série de braquages de mines d’or en Guyane avec l’appui de l’antenne GIGN

Dans la nuit du 24 au 25 mars 2020, les gendarmes de Guyane, dont ceux de l’antenne GIGN, ont interpellé des membres d’une bande armée auteurs de plusieurs braquages de mines d’or. Le bon filon de la section de recherches aura permis de mettre sur pied l’opération.

Un peu plus tôt dans la journée, sept personnes cagoulées et armées de fusils d’assaut avaient tenté d’attaquer une mine d’or située sur la rivière de Mana. Situé près de la frontière avec le Suriname, ce cours d’eau traverse la partie ouest du département d’outremer. Grâce aux renseignements obtenus dans le cadre d’une enquête menée par les gendarmes depuis plusieurs semaines, les militaires s’étaient positionnés en différents points stratégiques. Repoussés, les braqueurs prennent la fuite à travers la forêt. L’objectif: les faire sortir de la forêt afin de procéder à leur interpellation.

Interceptés par l’antenne GIGN en Guyane

Très vite, ils sont repérés circulant à vive allure en direction de la frontière brésilienne, pourtant située à l’opposée du département. C’est finalement sur le pont surplombant le fleuve Kourou que leur course folle prend fin. Là, les gendarmes de l’antenne GIGN locale les interceptent. Sur les sept individus, cinq, de nationalité brésilienne, sont interpellés et placés en garde à vue. Deux autres parviennent toutefois à s’enfuir en sautant à l’eau.

A l’intérieur du véhicule intercepté, les gendarmes retrouvent plusieurs fusils d’assaut kalachnikov et AR15, ainsi que des munitions. 1,3 kg d’or et des bijoux sont également découverts. Le butin, sans doute, de plusieurs braquages de mines d’or.

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Recrudescence des braquages de mines d’or

Cette opération s’est déroulée dans un contexte lourd. Alors qu’une quinzaine de braquages avaient été enregistrés en 2019, le nombre de faits semble exploser ces dernières semaines. Au moins neuf ont été enregistrés depuis le début de l’année, dont six entre le 1er et le 17 mars. Des attaques de plus en plus violentes au cours desquelles les bandes armées n’hésitent pas à ouvrir le feu et à prendre en otage ou séquestrer les employés des sites d’orpaillage légaux.

Carol Ostorero, la présidente de la Fédération des opérateurs miniers de Guyane tirait mi-mars la sonnette d’alarme. “Cela fait plus d’un an que des bandes armées d’une dizaine de personnes terrorisent les opérateurs miniers de Guyane, alerte-t-elle dans un communiqué. Qu’attend-on pour y mettre fin ?”. “Ce n’est plus tenable, ajoute-t-elle, interrogée par Guyane 1ère. On demande aux autorités d’arrêter ces bandes armées qui se promènent impunément en forêt.”

Si les autorités se félicitent de cette interpellation, le défi n’en reste pas moins important. Entre les braquages et les exploitations illicites, l’orpaillage est au cœur des préoccupations de la région.

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LP.

3 Commentaires

  1. Jean Langlois

    Un grand BRAVO à nos gendarmes pour ce coup de filet.
    Il faut être intraitable avec ces grands bandits venus du Surinam et du Brésil. Merci de protéger les orpailleurs guyanais Légaux !…

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