lundi 23 novembre 2020
Accueil / A la Une / Les gendarmes mettent fin à une carambouille, une escroquerie, d’un million d’euros
Après avoir tenté d'échapper à un contrôle, l'homme a été placé en garde à vue par les gendarmes. (Photo d'illustration / L'Essor)
Ecusson de police judicaire en gendarmerie (Photo d'illustration / L'Essor)

Les gendarmes mettent fin à une carambouille, une escroquerie, d’un million d’euros

Carambouille: escroquerie consistant à revendre au comptant une marchandise non payée. Une activité juteuse à laquelle viennent de mettre fin les gendarmes de l’Est en démantelant un réseau actif sur toute la France. Pour un préjudice estimé à un million d’euros.

Fin avril 2020, une société implantée à Peuvilliers (Meuse) est victime d’une escroquerie d’un montant de 16.000 euros. Le procureur de la République de Verdun saisit alors la brigade de recherches d’une enquête préliminaire pour “escroqueries et recels aggravés”.

Un train de vie luxueux

Très vite, les gendarmes découvrent que ce mode opératoire s’étend à l’ensemble du territoire. Au détriment de sociétés, pour certaines en difficultés financières avec la crise de la Covid-19, et de personnes âgées et vulnérables. Les organisateurs se font en effet passer pour des chefs d’entreprise ou des banquiers. Avec la complicité de malfaiteurs résidant en Meurthe-et-Moselle et en région Île-de-France.

Lire aussi: Qui sont les 13 nouveaux patrons de sections de recherches

Ils achètent donc frauduleusement des biens puis les revendent via une filière de receleurs. Le butin permet alors aux membres du réseau de financer un train de vie luxueux. Les enquêteurs évaluent en effet le préjudice à un million d’euros sur la période d’avril à octobre 2020. Courant juin, le procureur de la République ouvre donc une information judiciaire pour “escroqueries et recels commis en bande organisée“.

Sept interpellations dans l’affaire de l’escroquerie

Le 13 octobre, une opération de police judiciaire s’engage avec près de 140 gendarmes. Ils proviennent des groupements de gendarmerie de la Meuse et de la Meurthe-et-Moselle. Ils sont aidés par un peloton d’intervention de gendarmerie mobile, la section d’appui judiciaire de Metz, la section de recherches de Nancy et cinq équipes cynophiles. Sept interpellations se déroulent en Meurthe-et-Moselle, dans l’Hérault, en Essonne et dans le Bas-Rhin. Des perquisitions sont menées en Moselle, en Saône-et-Loire, dans l’Oise, dans les Vosges, en Alsace et en Loire-Atlantique.

Au domicile de l’un des organisateurs, les gendarmes saisissent une Mercedes AMG GT43 (valeur 140.000 euros) une Smart, 37.500 euros en numéraire, 2 montres Rolex, 4 bracelets Fred, des bijoux, des vêtements de marque, des appareils multimédias et électroménagers. Sans oublier des bouteilles de grands crus!

Lors d’autres perquisitions, les gendarmes ont découvert un fusil et un pistolet automatique. Et plusieurs engins de chantier, d’une valeur estimée à plus de 215.000 euros en attente de leur revente. A l’issue des gardes à vue, les trois organisateurs ont été placés en détention provisoire et les autres sous contrôle judiciaire.

PMG

Crowdfunding campaign banner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Gratuit : la newsletter de "l'Essor"!

Recevez chaque semaine notre newsletter " Rue Bleue " :  articles inédits, veille sur la presse et infos pratiques

Votre inscription est réussie ! Pensez à confirmer cette inscription dans le mail que vous allez recevoir. Merci.