lundi 24 février 2020
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saisie de bijoux le 5 février 2020 (photo OCLDI)
saisie de bijoux le 5 février 2020 (photo OCLDI)

Les gendarmes font tomber un réseau de bijoux volés entre la France et la Belgique

Volés en France, les bijoux partaient pour Anvers (Belgique). Une fois fondu, l’or était transformé en lingots d’un kilo. Après 11 mois d’enquête, gendarmes français et policiers belges viennent de démanteler un nouveau réseau de bijoux volés.

En mars 2019, les gendarmes de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) constatent une recrudescence de cambriolages. L’enquête s’oriente vers des malfaiteurs albanais implantés à Paris (XXème) et en Seine-et-Marne. Ils leur imputent quelque 410 cambriolages de pavillons de mars 2019 à janvier 2020 dans cinq régions: Ile-de-France, Centre-Val-de-Loire, Champagne-Ardenne, Bourgogne, Rhône-Alpes. Leur cible? Uniquement les bijoux en or. Le préjudice dépasse les 2 millions d’euros.

La Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris saisit quatre unités de Gendarmerie: la section de recherches (SR) de Versailles, l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI) et les groupements des Yvelines et de Seine-et-Marne qui poursuivent alors l’enquête.

L’or des bijoux refondu en lingots d’or

Les gendarmes mettent alors au jour un réseau organisé, transrégional et international, avec une filière de recel en Belgique. Les échanges entre enquêteurs français et belges permettent ensuite d’identifier et de localiser les receleurs. Ils matérialisent alors la structure criminelle mise en place entre la France et la Belgique.

Les bijoux volés partent régulièrement pour la Belgique. Plus précisément pour une bijouterie d’Anvers dans le quartier des diamantaires. Là, les malfaiteurs les fondent et les transforment en lingots d’or d’un kilo.

Les enquêteurs connaissaient bien son gérant, déjà mis en cause, en novembre 2019, dans une autre affaire de bijoux volés. Il s’agissait à l’époque de cambrioleurs tchétchènes et albanais. Là aussi les bijoux dérobés dans le sud-ouest – préjudice de 330.000 euros –  parvenaient dans cette bijouterie d’Anvers pour y être fondus.

Lire aussi: De Montauban à la Belgique, le réseau inédit de voleurs de plusieurs pays

Le 5 février, 50 policiers belges et une centaine de gendarmes français se mobilisent simultanément à Anvers, dans le quartier des diamantaires, et en Ile-de-France. Ils interpellent quatre hommes en Belgique et six autres en France. Les perquisitions permettent de saisir plus 50 kg de bijoux, 11.000 euros en numéraire et deux véhicules.

Coopération européenne

A l’issue des gardes à vue menées en Île-de-France, quatre personnes se voient mises en examen. Deux personnes, interpellées et incarcérées par les autorités belges, seront extradées en France par mandats d’arrêt européens.

“Ce dossier d’envergure, soulignent les enquêteurs, révèle l’excellente coopération entre les autorités policières et judiciaires belges et françaises, sous l’égide de l’OCLDI”. De plus, “il met en lumière la plus-value des échanges avec Europol et des appuis opérationnels apportés par les projets européens de coopération policière Spectre et Empact OPC“. Spectre est un fonds européen pour la sécurité intérieure et Empact OPC, une plateforme pluridisciplinaire européenne pour contrer les menaces criminelles.

PMG

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