mercredi 23 septembre 2020
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Les gendarmes en blouse blanche de l'IRCGN ont installé leur laboratoire mobile sur le parking de l'hôpital de Garches (Hauts-de-Seine). (Photo: IRCGN)
Les gendarmes en blouse blanche de l'IRCGN ont installé leur laboratoire mobile sur le parking de l'hôpital de Garches (Hauts-de-Seine). (Photo: IRCGN)

Les gendarmes en blouse blanche dépistent le Covid-19

D’ordinaire, les gendarmes en blouse blanche de l’IRCGN pistent les criminels avec l’ADN. Depuis une semaine, ils dépistent le Covid-19 au profit d’un hôpital francilien.

A raison de plusieurs centaines de tests par jour, les gendarmes en blouse blanche analysent les prélèvements des patients de l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine). Tout en assurant la traçabilité de ces prélèvements.

Utilisé lors de la catastrophe de la Germanwings et de l’attentat de Nice

Tout commence il y a une quinzaine de jours. Le lieutenant-colonel Sylvain Hubac, 40 ans, chef du département d’analyses des traces biologiques de l’IRCGN, propose son aide au laboratoire microbiologique de l’hôpital. Une semaine plus tard, le laboratoire mobile de l’IRCGN se gare sur le parking de l’hôpital. Le mercredi 1er avril, il commence les tests. Ce laboratoire mobile, gardé jour et nuit par deux gendarmes, est un dispositif inédit, monté dans un ancien car de la  gendarmerie mobile. Il a été conçu pour remplir les exigences d’une norme internationale spécifiant les “exigences générales concernant la compétence des laboratoires d’étalonnages et d’essais”.

Lire aussi: ADN – Le laboratoire mobile d’analyses génétiques de la gendarmerie s’exporte

Deveryware-Tracip-Proche-Gendarmerie
Le laboratoire mobile d’analyses génétiques de la Gendarmerie, commercialisé par Tracip, une entreprise proche de la Gendarmerie rachetée par Deveryware (Photo/MG/L’Essor).

Le laboratoire mobile a déjà été projeté à deux reprises. Lors de la catastrophe de la Germanwings dans les Alpes en 2015. L’année suivante, lors de l’attentat terroriste de Nice en juillet 2016. A chaque fois pour contribuer à l’identification des victimes par leur ADN. Depuis une semaine, il fonctionne donc à Garches sept jours sur sept, de 8h à 20h, avec une capacité d’analyse d’une centaine d’échantillons en quatre heures. Les gendarmes biologistes travaillent par rotation. Deux jours à Garches dans le labo mobile. Puis deux jours dans les locaux de l’IRCGN à Pontoise (Val d’Oise). Avant de prendre un jour de repos. Puis le cycle reprend sur le même rythme.

Lire aussi: Crash A320 : les spécialistes de l’IRCGN vont analyser l’ADN des familles

Des analyses des gendarmes en blouse blanche en cinq étapes

Les gendarmes de l'IRCGN analysent des prélèvements de dépistage du Covid-19 dans leur laboratoire mobile installé à l'hôpital Poincaré de Garches. (Photo: IRCGN)
Les gendarmes de l’IRCGN analysent des prélèvements de dépistage du Covid-19 dans leur laboratoire mobile installé à l’hôpital Poincaré de Garches. (Photo: IRCGN)

Les analyses se déroulent en cinq étapes, explique le lieutenant-colonel Hubac, docteur en biologie moléculaire et génétique. D’abord la réception des prélèvements adressés par l’hôpital, suivie de l’échantillonnage. Les gendarmes procèdent ensuite à l’inactivation virale sous une hotte de sécurité pour protéger à la fois l’opérateur et l’échantillon. Il faut ensuite extraire l’acide ribonucléique (ARN) du virus grâce aux mêmes machines que celles utilisées pour l’ADN. Chacune peut traiter une centaine d’échantillons.

La dernière étape consiste à transformer l’ARN en ADN. En ciblant deux gênes du virus et aboutir ainsi à un résultat positif ou négatif. Le laboratoire mobile a été relié au réseau informatique de l’hôpital de manière sécurisée. Le travail des gendarmes s’arrête là. Car l’hôpital va se charger alors d’interpréter les résultats.

L’IRCGN dispose également d’un laboratoire aérotransportable, soit six tonnes de matériels représentant 20 mètres cubes. Depuis une quinzaine de jours, l’IRCGN produit par ailleurs du gel hydroalcoolique.

PMG

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Un commentaire

  1. Abel Chemoul

    Ce laboratoire projetable pourrait servir pour Barkhane:
    https://lemamouth.blogspot.com/2020/04/nouveau-cas-de-covid-19-barkhane.html

    Ou pour tester les gendarmes projetés sans quatorzaine pourtant obligatoire pour les militaires:
    https://lemamouth.blogspot.com/2020/04/un-test-sinon-rien.html

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