mardi 4 août 2020
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L'homme d'affaire rwandais Félicien Kabuga, recherché par toutes les polices du monde pour son implication dans le génocide de 1994, a été arrêté ce samedi 16 mai 2020 par les gendarmes de l'OCLCH. (DR)
L'homme d'affaire rwandais Félicien Kabuga, recherché par toutes les polices du monde pour son implication dans le génocide de 1994, a été arrêté ce samedi 16 mai 2020 par les gendarmes de l'OCLCH. (DR)

Les gendarmes de l’OCLCH ont arrêté ce matin l’un des fugitifs les plus recherchés au monde !

L’homme d’affaire rwandais Félicien Kabuga a été arrêté samedi 16 mai 2020 en région parisienne par les gendarmes de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH). Recherché par les polices du monde entier, il était considéré comme le financier du génocide du Rwanda en 1994.

Recherché par les polices du monde entier, Félicien Kabuga faisait l'objet d'une fiche rouge émise par Interpol. (Illustration Interpol)
Recherché par les polices du monde entier, Félicien Kabuga faisait l’objet d’une fiche rouge émise par Interpol. (Illustration Interpol)

Ce matin, à 6 heures 30, les gendarmes ont mis la main sur l’un des fugitifs les plus recherchés au monde. Félicien Kabuga, était sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par le Mécanisme international (MTPI), successeur du Tribunal pénal international pour le Rwanda. Parmi les accusations, celle notamment d’être le financier du génocide rwandais. Une folie meurtrière responsable de la mort de près de 800.000 personnes selon les Nations Unies. Interpol avait d’ailleurs émis une fiche rouge le concernant.

Caché sous un nom d’emprunt à Asnières-sur-Seine

L’opération a été baptisée “995”, du nom de la résolution 995 du Conseil de sécurité de l’ONU. C’est cette dernière qui a créé en 1994 le tribunal pénal international pour le Rwanda. A l’heure du laitier, l’interpellation s’est déroulée sans incident à Asnières-sur-Seine. Âgé de 84 ans, l’homme se cachait dans cette ville de banlieue parisienne sous une fausse identité.

Le travail d’enquête a été mené pendant plus de 20 ans par l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité. C’est un colonel de Gendarmerie, Eric Emeraux, qui dirige ce service central de police judiciaire.

Selon les informations de L’Essor, les gendarmes de l’OCLCH ont pris la décision vendredi soir de déclencher l’opération, après deux mois d’enquête accélérée. Ils venaient d’avoir la confirmation du nom d’emprunt sous lequel se cachait Félicien Kabuga. Pour la circonstance, le groupe d’observation et de surveillance (GOS) d’Ile-de-France et un peloton d’intervention de la Garde Républicaine ont prêté main-forte.

D’après une source proche de l’enquête, Kabuga dormira ce soir samedi soir à la prison de la Santé. Il sera ensuite présenté mardi au Parquet général. Puis remis dans la foulée aux envoyés du Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI) de La Haye afin d’y être jugé.

Davantage d’effectifs pour l’OCLCH

Ecusson de l'OCLCH
Écusson de l’OCLCH.

Cet exploit n’est pas le premier de cette petite équipe. En juin 2018, son travail avait permis l’arrestation du Serbe bosnien Radomir Susnjar, en Seine-Saint-Denis.

Lire aussi: L’OCLCH arrête un suspect serbe inculpé de crimes de guerre

À la tête de l’OCLCH depuis septembre 2017, le colonel Emeraux doit quitter son poste fin août. Ses effectifs sont quant à eux en cours d’augmentation. Ils devraient ainsi être portés de 20 à 30 personnes. L’unité interministérielle est chargée d’enquêter sur les crimes internationaux les plus graves et les crimes motivés par la haine

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