samedi 8 août 2020
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Un gendarme équipé d'un masque offert par les "makers" des Yvelines (Photo: DR).
Un gendarme équipé d'un masque offert par les "makers" des Yvelines (Photo: DR).

Les gendarmes de l’Oclaesp chargés de la plupart des enquêtes liées au coronavirus

Les gendarmes de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) ont du pain sur la planche. Ils ont été saisis par le parquet de Paris pour 59 plaintes et signalements relatifs à la pandémie du coronavirus.

L'écusson de l'Oclaesp (Crédit photo: GT/L'Essor).
L’écusson de l’Oclaesp (Crédit photo: GT/L’Essor).

L’autorité judiciaire vient d’annoncer la saisie de cet office central. Si trois plaintes visant des maisons de retraite ont été adressées à la Police nationale, c’est bien l’Oclaesp qui va avoir en charge la plupart des plaintes à travers cette enquête préliminaire. Ces plaintes visent notamment les délits de la mise en danger de la vie d’autrui, la non-assistance à personne en péril, l’abstention volontaire de combattre un sinistre dangereux et des homicides et blessures involontaires. Selon Le Figaro, certaines de ces plaintes visent nommément le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, ou encore l’administration pénitentiaire et le ministère du Travail.

Lire aussi: La Gendarmerie en première ligne contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (actualisé)

Cellule dédiée à l’Oclaesp

Toujours selon ce même quotidien, l’Oclaesp serait en train de mettre en place une cellule dédiée pour cette affaire. Elle pourrait accueillir jusqu’à neuf enquêteurs. Ils ne seront visiblement pas de trop. Le parquet de Paris a précisé que l’enquête judiciaire sur la pandémie du coronavirus “aura pour objet d’établir les processus décisionnels mis en œuvre à l’occasion de la crise sanitaire afin de mettre au jour les éventuelles infractions pénales susceptibles d’avoir été commises”.

Cette mobilisation des enquêteurs est à comparer à celle face à l’affaire du Mediator. Saisi en décembre 2010 de cette importante affaire de santé publique, les gendarmes mobiliseront sept gendarmes, puis cinq. Cette cellule, aidée par les assistants spécialisés des magistrats, a mené une solide enquête durant trente mois. Sa tâche? Exploiter les 1.000 pièces de procédures et près de 200.000 documents. Un travail de l’ombre essentiel dans une affaire qui a bouleversé le système de pharmacovigilance de l’Hexagone.

L’office central, dirigé par le général de brigade Jacques Diacono, rassemble aujourd’hui au fort de Montrouge plus de 70 personnels. Créé il y a seize ans, il comptait alors seulement 15 enquêteurs. Mais cette structure, rattachée à la Gendarmerie, est très vite montée en puissance. Un lien avec l’Arme qui n’est pas étonnant. Comme le rappelle l’observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) dans une note récente, l’Institution est très impliquée dans la lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique. En 2018, la Gendarmerie a ainsi enregistré plus de 31.000 infractions dans ce périmètre.

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