dimanche 20 septembre 2020
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Illustration (MG/L'Essor).

Les gendarmes auditionnés par la commission d’enquête sur les attaques à la préfecture de police de Paris

Au tour des gendarmes d’être entendus par la commission d’enquête sur les attaques à la préfecture de police de Paris.

Les députés vont en effet auditionner le patron des gendarmes, Christian Rodriguez, ce mercredi 12 février, dans l’après-midi. Une audition qui suit celle du colonel Louis-Mathieu Gaspari et de la capitaine Leïla Benmokhtar. Les députés avaient entendu le secrétaire général du conseil de la fonction militaire de la Gendarmerie et son adjointe la semaine passée.

Après le drame de la Préfecture de police de Paris, les services de renseignement vont être passés au peigne fin (Crédit photo: capture d'écran Cnews).
Après le drame de la Préfecture de police de Paris, les services de renseignement vont être passés au peigne fin (Crédit photo: capture d’écran Cnews).

C’est le premier oral de Christian Rodriguez devant les députés en tant que chef de la Gendarmerie. Les hauts gradés de l’Arme devraient expliquer aux députés comment les gendarmes surveillent une éventuelle menace interne. En octobre 2019, Richard Lizurey, l’ancien directeur général, avait évoqué la surveillance d’une vingtaine de personnels suivis pour leur radicalisation.

Lire aussi: Une vingtaine de gendarmes surveillés pour leur radicalisation

“Faillite collective”

Après un premier round d’auditions à la fin de l’automne des patrons et anciens dirigeants de la préfecture, les députés de la commission d’enquête sur les attaques à la préfecture de police de Paris ont en effet ouvert le périmètre de leurs travaux. Les auditions des gendarmes succèdent à celles des grands patrons de l’Intérieur et des Armées. Les députés ont ainsi entendu l’ancien patron de la police nationale, Eric Morvan, la patronne du SGDSN ou encore les dirigeants du renseignement militaire et de la sécurité extérieure. Autant d’interventions qui ont été à huis-clos, comme celles des gendarmes.

Début février, le président de la commission d’enquête, le député (LR) Eric Ciotti, a dénoncé une “faillite collective”. Mickaël Harpon, en poste à la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris “n’aurait jamais dû rester dans un service aussi sensible”, avait expliqué le député sur RTL. L’informaticien a tué au couteau trois policiers et un agent administratif au début du mois d’octobre 2019. Le périple meurtrier avait été stoppé grâce au sang-froid d’un gardien de la paix stagiaire.

G.T.

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