lundi 13 juillet 2020
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Les dégâts occasionnés à la caserne de Meylan en 2017 lors d'un acte criminel (Photo Gendarmerie Nationale)

Les enquêtes sur les incendies en Isère restent à Grenoble

Le parquet national anti-terroriste a décliné la proposition du parquet de Grenoble de se saisir des enquêtes sur les incendies revendiqués par l’ultra-gauche libertaire en Isère, a appris L’Essor de source proche du dossier.

Ce refus n’est pas étonnant. Ce n’est en effet pas la première fois que la justice grenobloise propose aux magistrats anti-terroristes de reprendre ces dossiers d’incendies criminels. Une saisie aurait constitué au contraire une première. Les magistrats anti-terroristes ne comptent pas pour le moment dans leur portefeuille d’affaire impliquant l’ultra-gauche. La justice administrative avait eu aussi une analyse assez proche. Dans une décision de janvier 2019, elle remarquait que les publications revendiquant l’incendie de véhicules dans trois casernes de Gendarmerie, en Isère et à Limoges, si elles faisaient bien l’apologie d’actes de destruction, ne pouvaient être analysées comme des actes de terrorisme″.

Lire aussi : Pour la justice administrative, l’incendie de véhicules de gendarmes n’est pas un acte de terrorisme

Deux casernes visées dans ces incendies en Isère

A Grenoble, le dernier incendie en date a visé Enedis dans la nuit de dimanche à lundi. L’enquête a été confiée au groupement de Grenoble et à la section de recherches de cette ville. L’entreprise chiffre son préjudice à environ deux millions d’euros.En tout, le parquet de Grenoble dénombre près d’une douzaine d’incendies en trois ans, des délits passibles d’une peine de dix ans d’emprisonnement. La vague d’incendie avait particulièrement inquiété les gendarmes de l’Isère. Les casernes de Grenoble et Meylan avaient effet été visées en septembre et octobre 2017.

Dans ces dossiers, ″nous envisageons depuis longtemps la qualification terroriste″, avait expliqué Eric Vaillant, le procureur de Grenoble. ″Nous avions déjà saisi la justice anti-terroriste qui, jusqu’ici, n’a pas souhaité se saisir de notre enquête″, précisait-il lundi lors d’une conférence de presse sur cet incendie annonçant sa demande de saisie.

DIRECT VIDEO. Incendie criminel à Enedis : suivez la conférence de presse du procureur de Grenoble

Après l'incendie criminel qui a ravagé, ce lundi 13 janvier 2019, un bâtiment d'Enedis à Seyssinet-Pariset, le procureur de la République de Grenoble, Eric Vaillant tiendra une conférence de presse. Nous vous proposons de la suivre en direct à partir de 17 heures.En savoir + ➡ https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/grenoble/direct-video-incendie-criminel-enedis-suivez-conference-presse-du-procureur-grenoble-1773615.html

Publiée par France 3 Rhône-Alpes sur Lundi 13 janvier 2020

On peut avoir différentes appréciations dans ce dossier. Pour ma part j’estime qu’il s’agit d’un attentat terroriste. On pourrait attribuer à l’ultra-gauche libertaire″, avait alors conclu Eric Vaillant. Pour le moment, l’appréciation de la justice anti-terroriste parisienne, qui passe à la loupe mode opératoire, explosifs utilisés et messages de revendication, n’est pas la même. Une décision susceptible d’évoluer en fonction de l’enquête.

G.T

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