lundi 21 septembre 2020
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Le gendarme Mickaël, de la brigade numérique (Crédit photo: GT/L'Essor).
Le gendarme Mickaël, de la brigade numérique (Crédit photo: GT/L'Essor).

Les cybergendarmes sur le front de la crise du coronavirus

Les cybergendarmes ont du pain sur la planche avec la crise du coronavirus. A la fois pour prendre le relais des brigades à l’accueil désormais restreint et pour faire face à des actes de cybermalveillance redoutés.

A Rennes, les nouvelles consignes de confinement et de distanciation ont mis les gendarmes de la brigade numérique en première ligne. Cette unité n’est pas nouvelle. La Gendarmerie l’a ouverte il y a près de deux ans. Aujourd’hui, elle est appelée à jouer un rôle important d’information. L’Arme recommande en effet au public de joindre la brigade numérique pour toute question non urgente sur la sécurité.

Eviter la saturation

Objectif? éviter une saturation des plateformes téléphoniques des services de secours. Exemple en Indre-et-Loire. Dans ce département, les gendarmes ont déploré un pic d’appel lundi. Ils ont reçu 627 appels contre 270 en moyenne. Les gendarmes de la brigade numérique sont eux joignables plus facilement et à tout moment sur internet. L’appel de l’Arme à privilégier ce canal a été entendu. Mardi 17 mars, la “Bnum” a ainsi reçu 2.200 sollicitations, contre 300 une semaine plus tôt. Une grande partie des internautes interrogent les gendarmes sur la crise du coronavirus.

Lire aussi: Comment la brigade numérique de la Gendarmerie prend son envol (vidéo)

Les cybergendarmes chargés d’orienter les usagers

Forte de 20 gendarmes spécialistes, la brigade numérique peut être renforcée rapidement en cas de pic d’affluence par des réservistes ou d’autres gendarmes en télétravail. L’arrivée de ces renforts est en cours de finalisation. Ces gendarmes peuvent piocher dans guide de 500 questions récurrentes pour répondre aux demandes des usagers. Ils font de la prévention, et peuvent orienter si besoin les téléservices adéquats, tels que les plateformes de signalement Pharos (contenus illicites sur internet), Perceval (usage frauduleux des cartes bancaires), Thésée (escroqueries web), ou la pré-plainte en ligne.

Les escroqueries en ligne inquiètent justement également les cybergendarmes. Après des premières arnaques au masque, les spécialistes de la criminalité numérique craignent que le confinement et la montée en puissance du télétravail ne soient propices à des cyberarnarques. Le colonel Eric Freyssinet, le chef du pôle national de lutte contre les cybermenaces, a ainsi lancé une veille sur Twitter sur ce sujet.

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La plateforme cybermalveillance a constaté, ces jours derniers, un intérêt nouveau des internautes sur le hameçonnage, signe peut-être d’une augmentation des arnaques web. L’éditeur F-Secure a lui constaté l’envoi de nombreux spams tentant de capitaliser sur la pénurie de masques. “Ces courriels sont des arnaques courantes, précise l’entreprise. Ils incitent les destinataires à payer, mais les criminels ne leur envoient rien.” La société FireEye indique enfin avoir identifié des déploiements de logiciels malveillants utilisant la crise pour tromper la vigilance des internautes.

En France, la Cnil s’est déjà émue de l’émergence de nombreux sites proposant une nouvelle version de l’attestation de déplacement dérogatoire. Ces sites en “profitent pour collecter vos données personnelles”, avertit la commission. Et de rappeler qu’il suffit d’aller sur le site du ministère de l’Intérieur pour la remplir et l’imprimer.

GT.

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Un commentaire

  1. Fred

    Ils vont avoir du boulot. Cette vidéo par exemple, 3 millions de vues:
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/coronavirus-theories-du-complot-brevet-wuhan_fr_5e7259d1c5b6f5b7c53ce6d9

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