vendredi 6 décembre 2019
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Le ministère de l'économie et des finances (Crédit photo: Fred Romero / Flickr).
Le ministère de l'économie et des finances (Crédit photo: Fred Romero / Flickr).

Les cybergendarmes et le service de renseignement Tracfin se rapprochent

La casquette du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) (Crédit photo: GT/L'Essor).
La casquette du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) (Crédit photo: GT/L’Essor).

Les gendarmes s’investissent de plus en plus dans le renseignement. Après l’arrivée de gendarmes à la direction générale de la sécurité intérieure, annoncée cet été, c’est cette fois-ci Tracfin, le service de renseignement de Bercy, qui déclare se rapprocher des militaires.

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Le service de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme l’explique en effet dans son rapport annuel sur les tendances et risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Dans ce document publié ce mardi 27 novembre, ce service du premier cercle de la communauté du renseignement français signale vouloir renforcer ses liens avec les cyberdouaniers et les gendarmes du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N).

Plus précisément, Tracfin vient de mettre en place, au mois de juin 2018, une nouvelle division d’enquête spécialisée sur la cybercriminalité financière. Les enquêteurs de cette division sont chargés d’analyser les transactions en crypto-actifs, par exemple la monnaie virtuelle bitcoin. A charge pour eux de travailler avec les services français en pointe sur ce sujet, les douanes et les gendarmes du C3N. L’intérêt des militaires de cette unité pour les cryptomonnaies est connu. Ainsi, le nouveau chef du C3N, le colonel Jean-Dominique Nollet, avait cité à la rentrée 2018 les cryptomonnaies dans les sujets prioritaires de l’unité aux côtés de la lutte contre la radicalisation, le darknet, les armes et le piratage.

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Ces crypto-actifs, ajoute Tracfin, “présentent des risques élevés en matière de fraude et de blanchiment de capitaux par leur opacité et l’anonymat engendré, blanchiment de fraude fiscale, exercice illégal de la profession d’intermédiaire en opérations de banque et de services de paiement, escroqueries (manipulations de cours, sites frauduleux d’investissements en bitcoins)”. L’année dernière, Tracfin, dirigé par le magistrat Bruno Dalles, a en tout réalisé 12.518 enquêtes. Le service a transmis 1.725 à différentes administrations et 891 à l’autorité judiciaire.

Gabriel Thierry

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