mardi 17 septembre 2019
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L’émouvant hommage d’un gendarme à ses aïeux combattants

Le devoir de mémoire est aussi, pour moi, le devoir de transmettre. Transmettre à ma famille, à mes enfants tous deux gendarmes afin qu’ils soient les relais des futures générations. Pour ne pas oublier”. C’est ainsi que le capitaine Thierry Dupouy,  commandant en second de la compagnie de Guéret dans la Creuse,  explique sa démarche qui va le conduire à écrire un ouvrage mettant à l’honneur ses aïeux ayant servi la France dans les divers conflits depuis 1914.

Devoir de mémoire: hommage et tradition pourrait être le titre de l’ouvrage que je souhaite écrire, afin de rassembler et garder en mémoire écrite le parcours de mes aieux Dupouy ayant servi la France au cours des divers conflits mondiaux de 1914 à 1962″ explique l’officier dont les deux enfants sont gendarmes, Matthieu à l’EGM 16/1 de Satory (78) et Pauline à la BTA de Langon (33).

  • Son arrière grand père Pierre Lucien Dupouy : guerre de 14-18; tué à l’ennemi (croix de guerre, médaille militaire, médaille commémorative guerre 14-18, médaille commémorative campagne d’Orient, médaille commémorative campagne des Dardanelles). Mobilisé en 1914 à Bordeaux, il a livré plusieurs combats au sein de plusieurs régiments dont le dernier: le 8ème régiment de Zouaves. Il a combattu durant toute la guerre en France contre l’Allemagne du 3 aout 1914 au 28/02/1915, puis en Orient (campagne des Dardanelles) du 01/03/1915 au 26/05/1918, puis de retour en France contre l’Allemangne du 27/05/1918 au 6/09/1918 date à laquelle il fut  tué à Juvigny à 10 km au nord de Soissons. Sa dépouille fut transféré en 1919 à la nécropole nationale de Vauxaillon (02) où reposent 2.078 corps de soldats français dont 1.909 de la Première Guerre mondiale.
  • Son grand-père Ernest Dupouy (DCD)  : guerre 39-45 : blessé au combat, prisonnier de guerre (médaille des blessés, croix du combattant, médaille commémorative guerre 39-45, titre de reconnaissance de la nation)
  • Son père Pierre Maurice Dupouy (DCD)  : guerre d’Algérie : 2 campagnes entre 1960 et 1962 (médaille commémorative, croix du combattant, titre de reconnaissance de la nation).

L’officier s’est rendu le 16 septembre dernier à Vauxaillon  à l’invitation du maire dans le cadre des cérémonies commémoratives de la fin de la guerre 14-18  et où a été honoréela mémoire des soldats “tués à l’ennemi” au cours de l’offensive sur la ligne Hindemburg. Il en a profité pour rendre hommage à son arrière grand-père inhumé dans la nécropole nationale de Vauxaillon où Il s’était déjà rendu le 11 novembre 2014.

Ancien GA, il est gendarme depuis 1985

D’abord gendarme auxiliaire en 1985 dans la Gendarmerie de l’air sur la base 120 de Cazaux,  puis sous-officier (école de Chatelleraullt en 1986) , il a débuté en mobile à l’escadron de 5/1 de Versailles Satory (78) .

En 1991, il a rejoint la GD à Sospel (Alpes-Maritimes) puis est devenu instructeur à l’ESOG-CIGA de Saint-Astier où il restera six ans. Ensuite, il a servi comme gendarme OPJ, chef et adjudant à la brigade de Boucau (64) qu’il finira par commander avant de partir au PSIG d’Anglet (64)  comme commandant d’unité.

Promu adjudant-chef, puis major et nommé lieutenant au choix, il a commandé la COB de Saint-Pée sur Nivelle (64). Promu capitaine en 2012, il été nommé officier adjoint renseignement au groupement de la Gironde à Bordeaux (33), puis officier de liaison au service zonal du renseignement territorial à la direction départementale de la sécurité publique de Bordeaux. En 2016, il a été nommé commandant en second la compagnie de Guéret (23).

D.C

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4 Commentaires

  1. flashlook

    mon grand père a été rappelé par ordre de mobilisation générale du 2 AOUT 1914
    le 27 Septembre 1914 il est tué au front a virginy massiges 51
    il avait 27 ans ,,, son fils (mon père) naitra une semaine aprés sa mort ,

    * mon père qui sera militaire dans la “coloniale” sera envoyé en indochine ou il sera fait prisonnier par l armée nippone comme des milliers de militaires francais en indochine
    de retour en france il décèdera peu de temps aprés ,,, des traitements dans les camps d internements des japonais ,,,

    aujourdhui , la mairie du cimetière ou il repose (dans le var) veut jeter sa dépouille a la fosse commune pour relouer la parcelle de sa sépulture ,,,

    voila un exemple qui démontre comment la france dans la réalité ,,,, honore ses anciens combattants prispnniers d indochine , médaillé de la déportation médaillé de la croix de guerre et autres , ,,,,,

    s

    • Harliette

      Les tombes ne sont jamais détruites tant qu’elles ne paraissent pas abandonnées…
      Si vous êtes identifiés autre d’autant droits, vous devez être avisé avant destruction…..

    • Alain Jean Pierre Crais

      C´est HONTEUX.
      Il n´y a pas d´autre terme pour décrire cette situation.

  2. Général Bertrand Soubelet

    Un immense merci au capitaine Thierry Dupouy qui remet à l’honneur le devoir de mémoire grâce à cette tradition familiale d’engagement au service de la France.
    Notre action doit toujours être enracinée dans le souvenir de ceux qui nous ont permis d’être ce que nous sommes. Ce qu’ils nous ont légué doit nous aider à dépasser les contingences quotidiennes pour préparer la société de demain.
    Cette continuité est celle des valeurs que l’on a choisies en servant son pays. Ils nous ont montré le chemin et leur exemple éclaire l’avenir.
    Bravo pour cet engagement qui se perpétue avec les enfants du capitaine Dupouy qui sont tous les deux militaires de la gendarmerie.

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