lundi 30 novembre 2020
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Des réservistes de la gendarmerie des Alpes Maritimes à l'entraînement en août 2016. (Photo D.C L'Essor)
Des réservistes de la gendarmerie des Alpes Maritimes à l'entraînement au tir en août 2016. (Photo D.C L'Essor)

L’Elysée dévoile les contours de la future Garde nationale

Plus de 9.000 réservistes seront déployés chaque jour en 2018 grâce à la Garde nationale annonce l’Elysée. Le projet sera présenté ce mercredi en conseil des ministres. Un portail numérique sera lancé dès ce mercredi.

 L’Élysée a dévoilé ce mardi les contours de la future Garde nationale, annoncée cet été par le président François Hollande,
avec un objectif de 9.250 réservistes déployés chaque jour à l’horizon 2018. Le projet, qui sera présenté en Conseil des ministres mercredi, est l’aboutissement de plusieurs mois de travail”, selon plusieurs sources ministérielles.
“Après ce qui s’est produit cet été à Nice et Saint-Etienne-du-Rouvray, on avait observé un vrai désir d’engagement de la société française pour défendre le pays”, a-t-on assuré de même source.
Rappelant son objectif de 85.000 inscrits en 2018, l’État a annoncé vouloir déployer 9.250 réservistes par jour à cet horizon.
Aujourd’hui, les réserves opérationnelles de la police, de la gendarmerie et des armées représentent un vivier de 63.000 personnes, dont 5.500 sont employées chaque jour depuis l’attentat de Nice.
La future “Garde nationale” ne sera pas une entité autonome selon l’Élysée, mais regroupera des volontaires intégrés aux forces de sécurité intérieure et aux armées, sous l’égide des ministères de l’Intérieur et de la Défense.

Un secrétaire général nommé le 19 octobre
Les volontaires devront être âgés d’au moins 17 ans et s’engager pour une durée de 1 à 5 ans renouvelables.
Pour attirer de nouveaux réservistes, l’État mettra en place un secrétariat général, dont le dirigeant sera nommé le 19 octobre en Conseil des ministres, et qui développera sa politique de recrutement.
Un portail numérique (www.garde-nationale.fr), sera lancé dès mercredi et une campagne de sensibilisation sur les réseaux sociaux est en préparation, selon une source ministérielle.
Par ailleurs, le budget de la Garde nationale sera porté à 311 millions d’euros dès 2017, pour accompagner la hausse des effectifs chez les
réservistes, et différentes mesures d’incitations.
L’Etat s’est par exemple engagé à financer le permis de conduire à hauteur de 1.000 EUR pour tout jeune qui s’engage avant 25 ans et passe les épreuves de conduite pendant son contrat.
Une allocation mensuelle de 100 euros sera versée à chaque étudiant de moins de 25 ans qui s’engage dans la Garde nationale pour une durée de 5 ans et atteint 37 jours d’engagement chaque année.
L’Etat versera également une prime annuelle de fidélité de 250 euros pour tout réserviste renouvelant son contrat pour une durée de 3 à 5 ans.
L’Elysée promet aussi une valorisation des acquis enseignés pendant le temps d’engagement grâce à des passerelles vers les métiers de la de la sécurité privée.
Enfin, une réduction d’impôt sera accordée aux entreprises dont les salariés s’engagent parmi les réservistes.
AFP

Des réservistes de la gendarmerie des Alpes Maritimes à l'entraînement en août 2016. (Photo D.C L'Essor)
Des réservistes de la gendarmerie des Alpes Maritimes à l’entraînement en août 2016. (Photo D.C L’Essor)
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