lundi 27 mai 2019
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La Légion d’honneur pourrait concerner « davantage de personnes » selon le général Puga

Davantage de personnes pourraient être proposées pour l’obtention de la Légion d’honneur selon le général Benoît Puga. Le grand chancelier de la Légion d’honneur, dans ses fonctions depuis septembre 2016, a accordé son premier entretien à « La Cohorte», magazine trimestriel de la Société des membres de la Légion d’honneur (SMLH).

« Le code de la Légion d’honneur autorise 125.000 membres, aujourd’hui nous sommes 93.000. La difficulté est de les détecter », affirme le général Puga dans cet entretien. Il rappelle qu’il existe différentes manières de signaler les personnes « qui font preuve d’un dévouement extraordinaire ». Si les ministres proposent les nominations et les promotions au grand chancelier de la Légion d’honneur, tout citoyen peut également soumettre une première nomination dans les ordre nationaux. Dans ce dernier cas, la personne doit « expliquer dans un dossier les mérites acquis par l’intéressé et rassembler 50 signatures ». Ce dossier doit être adressé au préfet qui le transmet au ministère concerné s’il le juge éligible.

Un descriptif des mérites souvent « incomplet »

Le descriptif des mérites et services accomplis est « trop souvent incomplet, ce qui ne permet pas à la demande d’aboutir » regrette toutefois le général Puga. Nombre de dossiers ne peuvent donc être validés. Par ailleurs, le grand chancelier rappelle qu’il existe des conditions pour être décoré : « vingt ans d’activité pour la Légion d’honneur, dix ans pour l’ordre national du Mérite ».

Il existe cependant des exceptions. « Tout le monde peut comprendre qu’un jeune scientifique qui acquiert le prix Nobel avant 40 ans, rentre dans un cadre particulier ». Le général Puga cite ainsi l’exemple de remises d’insignes de grand’croix de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite à deux prix Nobel de physique qui avaient réalisé des travaux « avec de fortes implications directes dans la vie de la société française ».

La Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme « en cours de réalisation » 

Créée en juillet 2016, la Médaille de reconnaissance aux victimes du terrorisme est une nouvelle décoration dont le grand chancelier a la responsabilité. Cette nouvelle décoration vise à « manifester l’hommage de la Nation aux victimes » (tuées, blessées ou séquestrées) depuis le 1er janvier 2006, lors d’actes terroristes commis, soit sur le territoire national, soit à l’étranger dans le cas d’actes « contre les intérêts de la République française ».

 La création de cette médaille, au 5è rang protocolaire des décorations, a provoqué un tollé dans les rangs des anciens combattants comme « L’Essor » l’avait déjà évoqué. Le général Puga souligne que cette médaille « ne porte préjudice en rien aux autres décorations, à commencer par la Médaille militaire et l’ordre national du Mérite et au regard de la Croix de guerre et de la Croix de la valeur militaire ». Le grand chancelier rappelle à cette occasion que « l’ordre de préséance veut que les décorations créées par le président de la République figurent avant les décorations ministérielles ».

La Médaille de reconnaissance aux victimes du terrorisme est « en cours de réalisation », précise le général. Il rappelle, en outre, qu’entre la création de l’ordre de la Légion d’honneur par Napoléon Bonaparte en 1802 et les premières remises, deux années s’étaient écoulées. Les premières remises étaient intervenues en juillet 1804.

Nathalie DELEAU 

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3 Commentaires

  1. AMARE jean Bernard.

    Bonjour
    Je viens de lire cet article sur la Légion d’Honneur et ONM qui me laisse rêveur lorsque je vois certains décorés. J’ai servi 28 ans dans l’armée 6 ans dans la Marine Nationale (dont deux ans à Mururoa 1971/1973 qui m’a laissé un bon souvenir un cancer du poumon en 2013, mais je ne demande rien à l’Etat) et 22 ans en Gendarmerie. J’étais dans la réserve active de la Gendarmerie pendant 14 ans. Mes décorations médaille d’or de la Défense Nationale ( merci M. Hernu) et médaille d’argent des Services volontaires. En ce qui concerne la médaille de la défense nationale le temps de service de la marine n’a pas été pris en compte car avec la Marine et Mururoa je passais direct à la médaille or, alors pour le décompte il a débuté à mes débuts en Gendarmerie. Alors lorsque je vois ce que dit le grand chancelier il existe des conditions pour être décoré : « vingt ans d’activité pour la Légion d’honneur, dix ans pour l’ordre national du Mérite » je suis d’accord mais il faut avoir la bonne place dans un bureau. J’ai connu des militaires n’ayant jamais quitté le territoire et pour certains avoir 20 ans de service dans des bureaux avoir la médaille militaire. Il est plus facile de décerner ces décorations (LH, ONM, MM) à des civils et politiques, le militaire est le dernier de la liste qui est très longue. Une association l’AVEN ( Anciens des essaies nucléaires) a fait une demande pour une reconnaissance avec médaille, mais je pense qu’elle se fera le jour où ceux qui ont servi civils et militaires auront disparu. Je suis un peu amer et je ne suis pas le seul de voir le peu de reconnaissance de la patrie pour ses serviteurs.

    • SIMON

      Il n’y a pas grand chose a répondre, c’est vraiment très clair. Dont acte.

    • DEVINCK RAymond

      Je rejoins votre point de vu, concernant la proposition aux décoration s militaires…idem, ancien militaire (14 ans dans l’armée avant de rejoindre la gendarmerie…comme chef de fanfare militaire dirigeant une formation composée d’une quarantaine de musiciens appelés du contingent, représentant mon Coprs, L’Armee, mon Pays … lors des prestations’, concerts, défilés,…aucune dérogation étant admise devant un public civil ou militaire..) – Ar la suite et par changement d’arme pour A la gendarmerie nationale…en mission.. avec mon unité, détache à la sécurité de l’ambassade de France A BEYROUTH en 1985, (en pleine guerre civile) suite aux divers bombardements j’ai été gravement blessé… perdu complètement l’audition. qui aujourd’hui Grand Invalide de Guerre A 90 %.. je dois encore me battre pour être proposé A la Médaille Militaire… certes, je ne suis pas jaloux de nature, mais quand et comparativement à certains sous officiers qui n’ont jamais bougé de leursbureaux, pas un coup de feu ( si peut-être au Cours d’une séance de tir, ???) Arborant fièrement cette haute distinction… enfin, c’est ainsi !!!

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