mardi 4 août 2020
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Gendarmes lors d'une cérémonie aux Invalides (Ph: M.GUYOT/ESSOR)
Gendarmes lors d'une cérémonie aux Invalides (Ph: M.GUYOT/ESSOR)

Le temps de travail repart à la hausse en gendarmerie départementale

On connaît précisément le nouveau chiffre de la durée du temps de travail en gendarmerie départementale. Selon la direction générale de la Gendarmerie nationale, citée dans un rapport de l’inspection générale des finances dévoilé par Le Figaro, les militaires affectés dans les brigades départementales travaillent en moyenne 8 heures et dix minutes par jour, soit une durée annuelle de travail effectif de 1.706 heures.

La Cour des comptes (Crédit photo: TouN
La Cour des comptes (Crédit photo: TouN

Cette estimation de la direction générale pour l’année 2018 est supérieure de douze minutes à celle de la Cour des comptes dévoilée dans un référé de mars 2018. Dans ce document, les magistrats de la rue Cambon évaluaient le travail quotidien dans la gendarmerie départementale à une durée de 7 heures et 58 minutes, mesurée également sur douze mois mais sur une période glissante entre le 1er novembre 2016 et le 31 octobre 2017.

Instruction provisoire

L’écart observé entre ces deux estimations “s’explique par la prise en compte d’une période de référence différente“, précise à L’Essor la direction générale. Si les deux périodes de mesure ne sont pas les mêmes (de début novembre à fin octobre pour l’une, de début janvier à fin décembre pour l’autre), elles sont cependant toutes deux de la même durée, douze mois.

Lire aussi sur L’Essor: Temps de travail : Parly juge “dommageable” la décision de la Gendarmerie

Même en hausse, le temps de travail en gendarmerie départementale reste toutefois inférieur à celui constaté avant et lors de la mise en place de l’instruction provisoire 36132. Sur la période du 1er novembre 2015 au 30 octobre 2016, le temps de travail était alors estimé à 8 heures et 22 minutes.

L’instruction provisoire du 8 juin 2016, qui prévoit un temps de repos journalier de onze heures, avait permis à la Gendarmerie de se conformer partiellement à la directive européenne sur le temps de travail. Mais la mise en place de cette instruction provisoire, déplorait le commandement, avait entraîné une baisse de l’activité opérationnelle de l’Arme, évaluée à environ 4.000 équivalents-temps-plein.

Le rapport de l’inspection générale des finances mentionne également le temps de travail des personnels actifs de la Police nationale et des compagnies républicaines de sécurité autoroutières. Ce dernier est évalué par leurs directions à 1.523 heures par an (1.592 heures par an pour les CRS en service général).

Gabriel Thierry

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8 Commentaires

  1. BELLENGER

    CONTRAIREMENT A UN MAJOR DE MA BRIGADE ON TRAVAILLAIT PLUS DE MON TEMPS AVANT 2000
    JE PEUX VOUS DIRE QUE LES JOURNEES ETAIENT PLUS PRES DE 10 HEURES PAR JOUR SANS COMPTER
    LES SEMAINES OU IL Y AVAIT DES GARDES 0 VUE A GERER/ C EST UN ANCIEN QUI DE GENDARME
    A MAJOR A PASSE 30 ANS DANS UNE BRIGADE QUI VOUS L ASSURE SANS COMPER LES 5 ANS DE MOBILE

    • Michel

      Je partage pleinement le commentaire ci-dessus, la journée de travail était de 9h35 à 9h40 et pour ne pas alourdir j’évitais de compter mes heures personnelles passé le soir à préparer les BS. et récapituler les services comme CB. plus de 15 ans.

  2. EMBARK

    Ancien GD de 1970 à 2006 j’étais comme tous mes anciens camarades de l’époque dispo 24/24 – ça tournait bien, il y avait une bonne ambiance une belle cohésion, de bons résultats, de solides relations, un respect de l’uniforme, bref ! sans nostalgie, c’était le bon temps. Comme disait Clémenceau : Naguère les Français étaient sublimes et ils ne le savaient pas. Aujourd’hui, ils sont médiocres mais le pire c’est qu’ils ne le croient pas……Grand nombre de personnel de la gendarmerie est à l’image de la société, insatisfait, incertain, changeant et contradictoire et surtout pétri d’égoïsme… J’arrête là mes propos en souhaitant un sursaut de la part des plus jeunes recrues et une redéfinition des programmes de formation en école de sous officiers et d’officiers….

  3. Gendarme de père en fils depuis 1941, retraité depuis 22 ans, je peux donc dire que je connais la maison. Après sept années passées au Bataillon d’Honneur de la Garde Républicaine, en 1964 une garde de 24 heures 00 tous les 3 jours : à Matignon, c’était 2 heures de faction, 4 heures de repos. Je me souviens du Chef Prunier répondant au téléphone, l’interlocuteur ne s’était pas présenté, il demandait si Jean-Jacques (il me semble) était rentré, celui-ci était logé dans le pavillon à musique dans le parc. Le chef pensant à une blagur avait répondu “et ta soeur”. Quelques minutes plus tard, le Capitaine Seguin, commandant militaire arrivait au poste pour demander qui avait répondu au téléphone : l’interlocuteur était le 1er ministre Jacque Chaban Delmas en personne. Cette anecdote est réelle et était restée sans suite. Puis cela a été la G.D. j’avais demandé la Bretagne pour nous rapprocher de mes beaux parents invalides : je me suis retrouvé dans la Beauce, je sais ça commence par un “B”, mais là, pardon, chef lieu de canton : 700 habitants : 1 chef (rentrant d’outre mer) et 4 gendarmes (dont 2 du cru – sologne) Salomé, le chef, m’en a fait baver pendant 4 ans. Au bout de 8 ans, j’ai rejoint la Bretagne, Rennes plus précisément, ou je suis resté 18 ans et 2 jours à
    à la B.T. Rennes-Sud, mon épouse travaillant au Trésor Public, et ne souhaitant plus connaître les années de galère que j’avais connu dans la CRG Centre. Simple gendarme en fin de carrière, tel fut mon choix, et je n’ai rien regretté. Concernant les heures de travail, on les alignait, et on ne se plaignait pas du nombre car à part un CB qui a gagné ses galons sur le dos de ses subalternes, les autres ont toujours été conscient de la masse de travail que nous faisions et savaient nous remercier. Il faut que chacun sache que lorsqu’il rentre chez nous, il accepte les avantages, mais aussi les inconvénients. A mon époque, les officiers nous disaient : “si vous n’êtes pas contents, vous pouvez repartir, on ne vous retient pas”. J’ai eu des bon moments, des moins bons, et des très mauvais, mais je suis passé à travers les bourrasques, j’ai fini avec 35 ans de service. Heureux.

    • BOUCHE J P

      On ne peut plus comparer les 30 glorieuses années avec maintenant. Grand bien vous fasse

  4. Dans mon précédent commentaire, j’ai omis de vous dire qu’avec un effectif de 5, nous couvrions 16 communes, 2 routes nationales avec ce que celà comportait à l’époque comme accidents, des suicides en pagaille (mariage cousin-cousine pour agrandir les fermes=cosanguinité=tares). J’ai même été contrôlé en service police route par Salomé (le chef) venu avec son véhicule personnel pour aller boire un coup chez le lieutenant des pompiers, il faut dire que rentrant d’outre-mer, il tenait la marée, le bougre avalait le ricard sec avec des doses de bûcherons. Son fils, gendarme à Bléré (37) a voulu en faire autant, mais l’alcool ne l’a pas conservé, il l’a emporté.

  5. claude 34

    Les pauvres !!!

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