L'Essor

Le meurtrier du major Rusig maintient qu’il s’agissait d’un accident

Cérémonie d'hommage au chef d'escadron Christian Rusig à Tarascon-sur-Ariège (09) (Photo Gendarmerie nationale).

Cérémonie d'hommage au chef d'escadron Christian Rusig à Tarascon-sur-Ariège en novembre 2016 (Photo Gendarmerie nationale).

Le procès en appel du meurtrier du major Rusig, Loïc Gékière, a débuté hier à Toulouse. Il est de nouveau jugé pour “meurtre sur une personne dépositaire de l’autorité publique”.

Le major Rusig (Photo DR)

L’accusé soutient à nouveau la thèse de l’accident. Il y a quatre ans, Loïc Gékière, pris en chasse par le major Christian Rusig, avait foncé sur le gendarme. Ce dernier était sorti de son véhicule. L’accusé venait de faire demi-tour sur un chemin de terre. Le militaire décèdera le lendemain à Toulouse des suites de ses graves blessures. Le procureur révélera quelques heures après les faits que le meurtrier avait exprimé à plusieurs reprises sa volonté de tuer un gendarme.

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Le meurtre du major Rusig, un drame extrêmement choquant

Un drame extrêmement choquant pour les gendarmes. Le patron de la brigade de Tarascon-sur-Ariège était à seulement quelques mois de la retraite. La Nation avait également rendu un hommage national à Christian Rusig. Les autorités avaient promu le militaire chef d’escadron à titre posthume. Cité à l’ordre de la Nation, il avait été élevé au rang de Chevalier de la Légion d’honneur et avait reçu la médaille de la Gendarmerie avec palme de bronze.

En première instance, la cour d’assises de l’Ariège avait condamné Loïc Gekiere à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une peine de sûreté de 20 ans. Une décision conforme aux réquisitions de l’avocat général. L’accusé aux 24 condamnations avait marqué son premier procès de ses éclats. La cour avait expulsé Loïc Gékière de l’audience pendant une heure au premier jour du procès. “Mes clients sont dans l’attente de voir comment Loïc Gékière va se comporter”, a déclaré hier à la Dépêche du Midi l’avocat de la famille du major Rusig, Me Laurent de Caunes. Le procès va durer toute la semaine.