vendredi 7 mai 2021
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Les gendarmes ont subi des tirs de mortiers d'artifice. Illustration (SD/L'Essor).
Les gendarmes ont subi des tirs de mortiers d'artifice. Illustration (SD/L'Essor).

Le guet-apens contre les gendarmes préparé sur Snapchat

Cinq jeunes individus, soupçonnés d’avoir commis des violences sur les gendarmes de Meylan (Isère), ont été mis en examen mardi 27 avril. Les mis en cause auraient utilisé le réseau social Snapchat pour commander des mortiers d’artifice. Leur objectif: tendre une embuscade aux forces de l’ordre.

Les gendarmes accueillis par des projectiles

Les faits ont eu lieu dans la soirée du samedi 24 avril. Un riverain appelle les gendarmes. Il leur signale un attroupement d’une dizaine de jeunes armés de battes de base ball. Deux véhicules se rendent sur place, accueillis par des tirs de mortiers d’artifice et des projectiles. Le pare-brise d’un des véhicules, touché par un caillou, vole en éclats. Les gendarmes préfèrent alors s’éloigner pour demander du renfort.

Entretemps, un caddie est incendié un peu plus loin, vraisemblablement pour attirer les gendarmes dans un guet-apens. Sur place, ces derniers sont à nouveau la cible de tirs de mortiers d’artifice. Ils parviennent toutefois à interpeller un individu. Ce mineur âgé de 15 ans passe rapidement aux aveux et permet aux enquêteurs d’identifier ses complices. A savoir, deux frères de 15 et 16 ans, un autre jeune de 16 ans ainsi qu’un jeune majeur de 18 ans. Ils seront finalement interpellés dans la foulée et placés en garde à vue où ils reconnaitront leur participation aux faits.  

Des mortiers d’artifice commandés sur Snapchat

D’après le communiqué du procureur de la République de Grenoble, Eric Vaillant, ces jeunes se sont cotisés pour commander sur Snapchat les mortiers d’artifice qui leur auraient été livrés sur place samedi soir. Ils s’étaient rassemblés pour réceptionner leur marchandise et agresser les gendarmes.

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Déférés mardi 27 avril, les quatre mineurs ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire ou sous liberté surveillée préjudicielle par le juge des enfants. Le majeur a quant à lui été placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention. Les faits reprochés aux mis en cause portent sur des violences volontaires aggravées de 3 circonstances : interruption temporaire de travail inférieur à 8 jours, violences volontaires avec arme sur personnes dépositaires de l’autorité publique et dégradations en réunion.

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