jeudi 3 décembre 2020
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Extrait du clip publié par le GIGN. On y voit un tireur et au loin, l'otage entouré de ballons représentant les différentes cibles. (Capture d'écran - GIGN/PickTure Prod)
Extrait du clip publié par le GIGN. On y voit un tireur et au loin, l'otage entouré de ballons représentant les différentes cibles. (Capture d'écran - GIGN/PickTure Prod)

Le GIGN présente sa technique du tir coordonné

Dans une vidéo diffusée ce mardi 1er juillet 2020 sur les réseaux sociaux, le groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) présente sa technique du tir coordonné. Parfaitement maitrisée par ces gendarmes d’élite, elle permet de neutraliser une ou plusieurs cibles instantanément.

On croirait presque à du cinéma. C’est pourtant bien la réalité. Le clip vidéo fraichement publié sur Facebook et Twitter enregistre déjà plus de 50.000 vues. Filmé sur l’ancienne base aérienne 251 d’Étampes-Mondésir, où s’entraine régulièrement les membres du GIGN, il montre –s’il le fallait encore– l’expertise du groupe.

Contrairement à des démonstrations classiques, les équipiers sont ici postés à des distances différentes. Distances qu’ils annoncent d’ailleurs un par un par radio avant le tir. Une complexité supplémentaire par rapport à un tir en ligne. En face d’eux, un autre membre du groupe se tient debout, entouré par des ballons gonflés. Il représente un otage. C’est lui qui va donner l’ordre de tir par radio. A l’issue de son décompte, une seule détonation se fait entendre. Les ballons qui représentent des preneurs d’otage explosent simultanément. L’otage est, lui, indemne.

Utilisée par le GIGN à Djibouti

Cette technique, mise au point par Christian Prouteau, a été utilisée pour la première fois sur le terrain lors de la mythique intervention du GIGN à Loyada (Djibouti). Le 3 février 1976, un groupe de militants indépendantistes du Front de libération de la Côte des Somalis détourne un bus de ramassage scolaire. À son bord, 31 enfants de militaires français et un chauffeur appelé du contingent. Emmené à la frontière avec la Somalie, le véhicule est alors immobilisé dans le no man’s land entre les deux pays.

Lire aussi: Film sur le GIGN à Loyada: bon film d’action mais peu conforme à la réalité

Dépêchés sur place, le GIGN se met en place. Le lendemain après-midi, cinq preneurs d’otages présents dans le bus sont tués simultanément par les gendarmes. Deux autres terroristes subissent également le même sort dans la foulée. La Légion étrangère donne ensuite l’assaut vers le bus, en direction des positions somaliennes. Les otages seront libérés mais deux fillettes seront tuées. Cinq enfants, le conducteur du bus et l’assistance sociale qui les avaient rejoints en sortiront par ailleurs blessés. L’opération a depuis fait l’objet d’un film, intitulé L’intervention.

L.P. avec P-M.G.

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3 Commentaires

  1. Josette FREISZ

    Admiration, honneurs et respect à tous nos gendarmes que j’adore.
    J’ai eu la chance de travailler avec eux pendant 20 ans.
    Soutien indéfectible. Je vous souhaite le meilleur.
    Bien cordialement.

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