lundi 1 mars 2021
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Le GIGN est intervenu à Joinville vendredi matin ((Photo d'illustration - MG/L'Essor)
Le GIGN est intervenu à Joinville vendredi matin ((Photo d'illustration - MG/L'Essor)

Le GIGN passe à l’action à Joinville, le maire salue son “travail professionnel”

Grâce à l’intervention du GIGN, le pire a sans doute été évité. Dans la nuit de jeudi à vendredi, à Joinville en Haute-Marne, un père et une mère de famille s’étaient retranchés à leur domicile avec le plus jeune de leurs trois enfants qu’ils menaçaient de tuer. Alors que le drame de Saint-Just est encore présent dans toutes les mémoires, le dispositif audacieux mis en place par les gendarmes d’élite a permis d’extraire l’enfant et d’interpeller le père et la mère, tous sains et saufs.

Ils menacent de s’en prendre à leur enfant

Tout a commencé jeudi après-midi à Chaumont où les parents se voient signifier le placement de leurs trois enfants mineurs sur décision de justice. Ils rentrent à Joinville en compagnie du plus jeune, les deux autres étant scolarisés. Lorsqu’un agent de l’Aide sociale à l’enfance se présente à leur domicile accompagné de gendarmes, aux environs de 18h30, père et mère refusent de les laisser entrer. Pire, ils menacent de s’en prendre à leur enfant. Les négociations restent infructueuses.

Etant donné le contexte, les gendarmes de Haute-Marne décident alors d’appeler leurs collègues du GIGN à la rescousse. Ces derniers arriveront sur place vers 23h30. Une nouvelle phase de négociations débute alors. Mais le couple ne veut toujours rien entendre. Décision est alors prise de donner l’assaut aux environs de 4h du matin. Exfiltré, un voisin a prêté sa maison, mitoyenne de celle des forcenés. D’après les témoignages sur place, une forte détonation, entendue à deux kilomètres à la ronde, s’est fait entendre juste avant que les hommes du GIGN pénètrent dans la maison.

“Je salue le travail professionnel du GIGN”

Le maire de Joinville raconte la suite sur France info: “Le GIGN est arrivé vers minuit depuis Paris. Il y a eu une négociation. Je salue leur travail professionnel. Il fallait qu’il soit présent. La suite aurait pu être dramatique. Il avait aspergé sa maison d’essence. Ils sont intervenus en quelques secondes et il a aspergé un militaire du GIGN, qui a été brûlé au bras. L’homme était déterminé et dangereux. Il a une cinquantaine d’années, ancien militaire d’origine kosovare, pas bien intégré”. Au total, l’intervention a mobilisé 25 gendarmes haut-marnais et autant de militaires du GIGN. La bonne coopération entre ces effectifs aura permis de mener à bien cette intervention de 9 heures.

L’enfant a été placé auprès des services d’aide à l’enfance du conseil départemental. Placé en garde à vue, le père de famille a été visé par une mesure d’hospitalisation d’office, l’expertise psychiatrique ayant conclu à “l’abolition de son discernement”.

Lire aussi: “Tirer un trait sur 2020 et aborder 2021 avec confiance”, la carte de vœux détonante du GIGN

Son épouse quinquagénaire et de nationalité kosovare elle aussi, a vu sa garde à vue prolongée. Une expertise psychiatrique a également été sollicitée.

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