vendredi 13 septembre 2019
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Le général Striebig lors de son adieu aux armes (Photo Facebook Garde Républicaine)

Le général Damien Striebig, pilote d’hélico et chef de la Garde républicaine, pose le képi

Le général de division Damien Striebig vient de quitter le service actif au terme de 40 ans de services. Cet instructeur pilote d’hélicoptère, secouriste en montagne, a notamment commandé le groupement du Loiret et la Gendarmerie des transports aériens. Il était à la tête de la Garde républicaine depuis 2014.

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C’est une autre figure de l’Arme qui vient de poser le képi. Atteint par la limite d’âge de 60 ans, le général de division Damien Striebig a fait ses adieux aux armes le 28 juin lors d’une cérémonie dans la caserne des Célestins. Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, lui a remis la médaille de la Gendarmerie.

Le général Bio-Farina succède au général Damien Striebig

Il sera remplacé à la tête de la Garde républicaine par le général Eric Bio-Farina, commandant militaire de l’Elysée. Son parcours dans l’Arme est très atypique. Cet Alsacien de Wissembourg, ancien du collège militaire d’Aix-en-Provence, est en effet l’un des rares officiers issus de la prestigieuse école de l’Air de Salon-de-Provence. (Son portrait dans Les Dernières nouvelles d’Alsace).

Il cumule les spécialités et les qualifications: instructeur commando, il a notamment formé des équipes légères d’intervention à Saint-Astier. Ce chef de peloton d’automitrailleuse légère (AML) est aussi pilote d’avion léger et instructeur pilote hélicoptère en montagne (1992).

Le général Striebig est officier de la Légion d’honneur (2014), et officier de l’ordre national du Mérite (2009). Il est titulaire de la médaille de l’aéronautique (2012) et de la médaille d’or de la Défense nationale (1991).

L’ordre du jour du directeur général

Ordre du jour lu prononcé par le général Richard Lizurey, le 28 juin.

Officiers, sous-officiers, gendarmes adjoints volontaires et personnels civils de la Garde Républicaine,

Le général de division Damien Striebig, commandant la Garde républicaine, quitte aujourd’hui les rangs de notre arme au terme d’une riche carrière de quarante années consacrées au service de la France. Animé d’une haute idée de sa mission, il s’est distingué par son engagement total, par son expertise technique de très haut niveau et par sa grande connaissance de l’institution.

Chef de la section aérienne de Lyon

Entré en service en 1979 en tant qu’élève-officier à l’École de l’air de Salon-de-Provence, il rejoint en 1982 la gendarmerie mobile après un an de spécialisation à l’EOGN. Affecté comme lieutenant à l’escadron de Sélestat, son allant, ses qualités physiques et ses vertus de chef sont immédiatement remarquées et soulignées. Sa passion pour l’aéronautique le pousse très vite à s’orienter vers les formations aériennes de la Gendarmerie qu’il rejoint en octobre 1985 après avoir brillamment réussi sa formation de pilote d’hélicoptère à Dax.

Il s’engage totalement dans ses nouvelles fonctions d’adjoint à la section aérienne de La-Teste-de-Buch, en Gironde. Plein d’allant, démontrant déjà d’excellentes aptitudes physiques, intellectuelles et techniques, il confirme rapidement ses qualités de chef et de pilote et se voit confier deux ans plus tard le commandement de la section aérienne de Dijon-Longvic.

En 1989, sa réussite et son expérience le désignent naturellement pour prendre la tête de l’importante section aérienne de Lyon.

A la tête du dispositif aérien pour les jeux olympiques d’hiver d’Albertville en 1992

Totalement investi par sa mission, il poursuit sa formation et obtient ses qualifications de vol en montagne, qu’il mettra à profit en planifiant et en commandant le dispositif aérien de la Gendarmerie pour la sécurisation des Jeux olympiques d’hiver d’Albertville en 1992.

 

Affecté l’année suivante au groupement central des formations aériennes à Villacoublay en tant que chef du bureau de la sécurité des vols, il s’implique avec vigueur et détermination dans des dossiers techniques d’une grande complexité tout en continuant fréquemment à mener des missions opérationnelles.

Secouriste en montagne dans le Mont Blanc

Il prend part notamment à une très importante mission de secours dans le massif du Mont Blanc en juillet 1994, suite à des chutes de séracs ayant entraîné la mort de 9 alpinistes. Fort de son expérience de pilote, de concepteur et des nombreuses qualifications acquises, il prend en 1997 la tête du groupe d’instruction et de sécurité des vols et forme alors de nombreux pilotes de la Gendarmerie, notamment au vol en montagne.

Officier volontaire et travailleur, il réussit en 1998 le concours du collège interarmées de défense et rejoint, une fois breveté, la gendarmerie départementale en tant qu’adjoint du groupement du Loiret à Orléans.

Cette nouvelle orientation de carrière lui permet d’exprimer toutes ses qualités relationnelles et opérationnelles. Placé à la tête du groupement en 2000, il y fait preuve d’un engagement, d’une rigueur et d’une pugnacité soulignés et appréciés par ses chefs comme par les autorités préfectorales et judiciaires. Il s’implique tout particulièrement dans la mise en œuvre des communautés de brigade, son groupement devenant l’un des tous premiers à mener à bien cette réforme d’importance.

Co-rédacteur de la charte d’accueil

Armé de cette double expérience de chef territorial et de spécialiste aéronautique, il rejoint en 2003 le cabinet du DGGN où il exprime toute ses compétences de concepteur.

Très impliqué dans des dossiers de fond, il porte personnellement la création du dispositif d’aide aux victimes du ministère de l’Intérieur, co-rédigeant la charte d’accueil présente dans l’ensemble des brigades et commissariats de France.

En 2005, il est nommé chargé de mission pour la modernisation du maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques auprès du ministère de la Défense.

Renouant avec sa technicité, il effectue un travail considérable, aboutissant à la création de la direction de la sécurité aéronautique d’État, service unique interministériel chargé de la réglementation et de la certification des aéronefs et de la circulation aérienne de l’État.

Cinq ans à la tête de la GTA

Poursuivant dans cette voie où sa passion, son engagement et son très haut niveau de connaissances sont reconnus, il prend en 2009 le commandement de la gendarmerie des transports aériens. Saisissant l’ampleur des implications missionnelles de cette gendarmerie spécialisée, il n’aura de cesse, au long des cinq années passées à sa tête, de la faire progresser, de la transformer et de la moderniser, se montrant particulièrement attentif à la formation aéronautique de ses personnels. Il y conduit par ailleurs, avec l’ensemble de ses moyens, plusieurs enquêtes judiciaires très sensibles et médiatisées, comme celle du crash du vol AF447 Rio-Paris en 2009. Il est nommé général de brigade en 2011.

Avec sa promotion au grade de général de division en octobre 2014, il se voit confier le commandement de la Garde républicaine.

D.C

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