lundi 26 octobre 2020
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Le général Cailloz à la tête de la région Bourgogne-Franche-Comté : “la Gendarmerie doit être ancrée dans la population”

Le général de division Thierry Cailloz a succédé le 1er août au général Olivier Kim à la tête des gendarmes de Bourgogne-Franche-Comté.
Âgé de 58 ans, le général Cailloz était depuis 2016, sous-directeur de la défense, de l’ordre public et la protection.
Il a reçu le correspondant de l’Essor et a abordé ses débuts à la tête de la région.
L’officier général ne découvre pas totalement la Bourgogne puisqu’il a été commandant de peloton à l’escadron 2/20 de Gendarmerie mobile de Beaune (21) de 1984 à 1987. Par ailleurs, il a des origines dans la région car  son père est originaire de la région de Besançon et sa mère d’Auxerre. Il a encore de la famille dans l’Auxerrois et sur Joigny. “J’ai grand plaisir de retrouver la Bourgogne que je vais découvrir de l’intérieur” précise le général, son séjour Beaunois des années 80, émaillé de nombreux déplacements, dont deux en Nouvelle-Calédonie, ne lui avait pas permis de parcourir la Bourgogne autant qu’il l’aurait souhaité.

La Bourgogne marquée par les phénomènes des régions voisines.

“Depuis mon arrivée, j’ai visité toutes les compagnies bourguignonnes et je rendrai visite au général qui commande la formation administrative de Franche-Comté, car nous devons régler la nécessaire coordination entre nos deux composantes de la grande région” estime le chef des gendarmes bourguignons et franc-comtois.
“L’analyse de la délinquance en Bourgogne est marquée par les réseaux routiers, autoroutier et fluvial. Nous devons travailler en coordination et cohérence avec les régions voisines. Ainsi, la délinquance d’Ile-de-France impacte le nord de l’Yonne, celle de la région lyonnaise remonte sur la Saône-et-Loire et l’immigration illégale vient de l’Est par la Franche-Comté. Le contrôle des axes de la mobilité et des espaces est essentiel” analyse le général.
Pour lui,  “la Gendarmerie de Bourgogne doit être ancrée dans sa population et le gendarme doit aller au devant de la population pour connaître ses besoins en matière de sécurité, identifier la minorité qui commet 70% de la délinquance”  .
Il juge “nécessaire également de connaître les habitudes de mobilité des populations pour assurer la sécurité routière au moment des mouvements pendulaires du matin et du soir, et pendant l’absence des habitants qui travaillent, surveiller pour lutter contre les cambriolages.”
“La gendarmerie doit être apprenante et agile. Il faut répondre  aux attentes et évolutions de la société et répondre aux défis des nouvelles technologies. Par exemple, avec Neogend, le gendarme doit mieux connaître l’outil afin de l’utiliser au maximum des ses capacités pour mieux travailler” détaille encore le général Cailloz qui veut développer les partenariats pour plus d’efficacité dans de nombreux domaines, comme le contrôle des flux avec les sociétés d’autoroute, mais également avec les partenaires sociaux au sujet des violences intra familiales par exemple qui représentent 35% des atteintes aux personnes.
Pour le nouveau patron des gendarmes bourguignons, les maîtres mots de l’action sont le lien avec la population et la pédagogie plus que la répression.
JFC

Commandant du PGHM de Pierrefite-Nestalas et du GBGM

Agé de 58 ans, ancien du lycée militaire d’Aix-en-Provence, Saint-Cyrien, et “direct” Gendarmerie, le général Thierry Cailloz a un parcours très riche avec beaucoup de commandements mais aussi des postes en cabinet, en administration centrale et dans la coopération internationale.
Spécialiste montagne, il a notamment commandé la compagnie de Briançon (Hautes Alpes), le PGHM de Pierrefite-Nestalas et le groupement de la Savoie. Mais il a aussi été à la tête du prestigieux groupement blindé de Gendarmerie mobile de Versailles-Satory (GBGM).
Son parcours 
1979/1981 – collège militaire Aix- en- Provence
1981/1984 – ESM St Cyr
1983/1984 /- EOGN Melun
1984/1987 – commandant de peloton AML EGM 2/20 Beaune
1987/1989 – officier instructeur ESM St Cyr-Coetquidan
1989/1991 – commandant du PGHM Pierrefite-Nestalas
1991/1993 – commandant de la compagnie de Briançon
1993 – 6 mois en OPEX ex-Yougoslavie au sein de la Forpronu
1994 – officier rédacteur à sous-direction de la coopération internationale de la DGGN, chargé des questions européennes
1994/1997 – aide camp des ministres de la Défense (François Leotard et Charles Millon)
1997/1998 – officier rédacteur chargé de la prospective à la DGGN
1998/1999 – collège interarmées de défense (école de guerre)
1999/2002 – chargé de mission puis chef cabinet auprès du DGGN
2002/2005 – commandant du groupement de la Savoie
2005/2007 – commandant du GBGM Versailles-Satory
2007/2009 – conseiller pour la sécurité intérieure du ministre de la défense (Hervé Morin)
2009/2013 – attaché de sécurité intérieure à Ottawa, Canada
2013/2016 – commandant en second de la région PACA et de la Gendarmerie pour la zone de défense et de sécurité sud
1/8/2016 – sous-directeur de la défense, de l’ordre public et la protection
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2 Commentaires

  1. flashlook

    “”” la gendarmerie doit être ancrée dans la population “” ?,
    – là j’ avoue avoir été sidéré de lire une telle déclaration de la part d un général de la G N -quel scoop ?
    jeune gendarme on nous inculquait au burin dans ce qui nous faisait office de box a neurones
    que la gendarmerie nationale était le plus grand maillage des services de l état sur le territoire français avec ses 3200 Brigades Territoriales ,, alors si çà ce n etait pas être ancrée dans la population française ?
    alors tous nos braves pandores qui ont servi pendant plus de deux siècles dans toutes ces BT au fond de nos provinces ont tous été ” à coté de la plaque “” !

  2. Henqfr

    Mon général, voilà ce que je serais tenté d’appeler “des paroles verbales” !… ou mieux “parler pour ne rien dire” …
    Le commentaire ci-dessus (flashlook) est tout à fait juste, mais la réalité est trés différente. Depuis plus de 20 ans, on peut sillonner la France en long en large et en travers sans apercevoir le moindre képi de gendarme. Où sont-ils ? Existent-ils encore ?
    J’ai fait 4000 kilomètres sur les routes de France cet été, sans en voir la queue d’un ! Alors, pour véritablement ancrer la Gendarmerie dans la population, il y a du boulot !!!

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