samedi 6 juin 2020
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Bernard Mottier
Le général Mottier devant la tour du fort de la Fougue (Photo DR)

Le général Bernard Mottier au secours du fort de La Hougue

Le général (2S) Bernard Mottier, une figure de l’Arme, s’implique pour sauvegarder le fort de La Hougue (Manche). Cet ouvrage emblématique de la côte est du nord Cotentin subit les outrages du temps.

Retiré à Saint-Vaast-la-Hougue dans la Manche, l’ancien chef de l’inspection générale de la Gendarmerie nationale et directeur des ressources humaines de l’Arme entretient sa forme. A 67 ans, Bernard Mottier court tous les matins autour de La Hougue. “C’est mon petit bonheur matinal de voir les luminosités qui changent en permanence, un ravissement”, sourit ce grand sportif.

C’est en faisant son footing qu’il est tombé amoureux de cet ouvrage. Ce dernier appartient à la Marine nationale et est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Mais il subit les assauts du temps et des éléments se dégradent. Du coup, l’ancien gendarme  décide de créer l’association Les pierres en mer de La Hougue” (LPMH) afin de participer à sa sauvegarde en liaison avec la direction régionale des affaires culturelles.

Village préféré des Français

“Ce fort, c’est l’image de Saint-Vaast-la-Hougue, village préféré des Français”, dit celui dont l’épouse siège au conseil municipal de cette commune. “La Hougue est aussi un symbole de vigilance, une sentinelle en mer, c’est l’ancien gendarme qui parle”, confie à L’Essor Bernard Mottier qui vient de présider la première assemblée générale de l’association. Celle-ci compte déjà près de 150 membres. Elle réunit des anciens de la Royale, un haut magistrat retraité, un conservateur général des monuments historiques en retraite, des amoureux du site et bien sûr des habitants du Val-de-Saire.

La Marine nationale, propriétaire de l’ouvrage et qui l’occupe encore en partie avec un sémaphore, a un budget de 2 millions d’euros pour rénover la partie la plus abîmée. Mais ce n’est pas suffisant pour rénover les remparts de 2,2 km de long, les douves et les digues extérieures. “Pourquoi ne pas aider la Marine?” se demande Bernard Mottier qui doit rencontrer prochainement l’architecte en chef des monuments historiques.

Bernard Mottier : simple équipier à la SNSM

La fougue
La Hougue (Photo Marine nationale)

La sauvegarde du patrimoine est la deuxième “aventure” personnelle du général Mottier depuis son départ du service actif fin 2011. Redevenu civil, il s’engage en effet une seconde fois comme simple “canotier embarqué” à la station de la société nationale de secours en mer (SNSM) de Saint-Vaast-la-Hougue. Exit le général, bonjour Bernard Mottier. “Le commandant de la vedette est un patron pêcheur, je suis à ses ordres comme n’importe quel équipier” s’exclame Bernard Mottier qui ne “veut pas d’égard particulier”.

Mais la limite d’âge va le contraindre de raccrocher en octobre 2020, malgré une prolongation d’un an. Et son statut le rattrape puisque la SNSM le sollicite pour prendre la présidence de la station locale. En homme de devoir, il va évidemment accepter!

D.C

Contact. Courriel : association.lpmh.2019@gmail.fr

Un commentaire

  1. L’exemple donné par le général (2S) Mottier reflète celui d’un bon nombre d’anonyme, d’active ou retraités, qui contribuent aux missions de secours au sein d’association reconnues en faisant oublier leur grade.
    Il y’ a l’arbre et la forêt mais la personnalité de l’homme objet de l’article explique aisément son engagement.

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