lundi 21 septembre 2020
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Un airbus A330 à Istres (Crédit photo: Etat-major des armées).
Un airbus A330 à Istres (Crédit photo: Etat-major des armées).

Le coup de chapeau d’un gendarme aux soignants

Coup de chapeau au travail des soignants! Cet officier subalterne dans la gendarmerie des transports aériens a participé à des missions de sécurisation des transports sanitaires réalisés pour évacuer des malades du Covid-19. Il rend hommage aux soignants.

Un gendarme de la GTA dans la zone de transit des bagages de l’aéroport de Roissy-Charle-de-Gaulle
Un gendarme de la GTA dans la zone de transit des bagages de l’aéroport de Roissy-Charle-de-Gaulle. (Photo M.G/L’Essor).

Ce travail a en effet permis au gendarme de toucher la réalité de leur travail. Concrètement, le militaire a ainsi été chargé d’accompagner l’arrivée sur le tarmac de plusieurs malades. Venant en avion des régions les plus touchées, les victimes ont été ensuite prises en charge par des ambulances.

A charge pour les gendarmes des transports aériens de sécuriser leur arrivée, voire de dissuader un éventuel attroupement. “Chaque atterrissage prend environ 1h30 à 2h pour le transport des patients, compte cet officier en région. Ils sont évacués par ascenseur, entourés d’un personnel entièrement équipé contre la propagation du virus. C’est presque anxiogène.”

“La fraternité des soignants nous a touché”

Selon la direction générale de la santé, plus de 550 patients dans un état critique ont été évacués depuis le 18 mars. Originaires du Grand-Est et de l’Île-de-France, ils ont été conduits vers des régions moins touchées, comme celle de ce gendarme. “La fraternité des soignants nous a touchés, autant que les patients évacués sous assistance respiratoire”, explique le militaire à L’Essor.

“Ces personnels avaient passé toute la journée au chevet des patients, poursuit-il. Nous les avons vus repartir ensuite chez eux pour certainement d’autres missions. Ils étaient fatigués, mais avec entre eux un esprit de solidarité. C’était poignant.” Une expérience qui a aidé ce gendarme à mieux comprendre pourquoi il avait été nécessaire que les militaires confient leurs stocks de masques de protection aux soignants en ce début de crise.

Lire aussi: Oui, les gendarmes peuvent bien porter un masque de protection, mais dans certaines conditions

Le nouveau masque de protection fabriqué par la société Ouvry (Crédit photo: Ouvry).
Un masque de protection de la société Ouvry (Crédit photo: Ouvry).

“Quand on voit cela, on comprend pourquoi il faut donner son masque pour ces gens qui sont au plus près des patients, signale le gendarme. Eux ils en ont plus besoin que nous. Ce message aurait dû être plus clair de la part de notre hiérarchie directe. Il y aurait eu moins de questionnements sur la protection des gendarmes. Au départ, des commandements locaux avaient exigé le retrait des masques des unités. Au motif que c’était anxiogène. Mais s’il avait été dit clairement qu’il fallait donner ces masques aux personnels de santé, la dragée aurait été bien plus facile à passer.”

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Un commentaire

  1. Et nous’ on compte pour du beurre, prisonnier du confinement et nous restons impuissant.
    Il pourrait faire travailler les couturier à nous faire des masques, les agents de sécurité pour surveiller leurs périmètre et à la surveillance d’agent.

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