L'Essor

Le congé du blessé étendu aux gendarmes de l’opération Harpie

Un site d'orpaillage illégal en Guyane (Crédit photo: DR).

Les gendarmes blessés durant l’opération Harpie de lutte contre l’orpaillage clandestin en Guyane bénéficieront désormais du congé du blessé. Une mesure, prévue par un arrêté publié au Journal officiel de ce dimanche et effective à partir de lundi.

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Opération Harpie, une mission à hauts risques

Lancée en 2008, l’opération Harpie, menée par les armées et la Gendarmerie, vise à lutter contre l’exploitation clandestine de l’or en Guyane. L’orpaillage clandestin, par des chercheurs d’or brésiliens et surinamais, dévaste en effet des pans entiers de la forêt primaire. A plusieurs reprises des militaires français ont été tués ou blessés, dont des gendarmes lors d’affrontements armés. L’arrêté souligne d’ailleurs que cette opération se caractérise par une “intensité et une dangerosité particulières assimilables à celles d’une opération extérieure”. .

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D’une durée maximale de 18 mois

L’arrêté prévoit donc l’attribution du congé du blessé aux militaires blessés ou ayant contracté une maladie s’ils se trouvent dans l’impossibilité d’exercer leurs fonctions. Et s’ils présentent une “probabilité objective de réinsertion ou de reconversion” au sein des ministères des Armées ou de l’Intérieur. Le congé du blessé , d’une durée maximale de dix-huit mois, est attribué après épuisement des droits à congés de maladie.

En 2020, les actions de l’Etat dans le cadre de l’opération Harpie ont permis la saisie de 23 millions d’euros d’avoirs criminels, dont 4.9 kg d’or. Sans oublier 165 pirogues, 65 quads, 231 groupes électrogènes, 96 kg de mercure et 278.385 litres de carburant. Tout un matériel essentiel à l’activité des garimpeiros (orpailleurs) illégaux.

PMG

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