mardi 4 août 2020
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Au Centre national de la formation à la police judiciaire (CNFPJ), en octobre 2018 (Crédit photo: GT/ L'Essor).
Au Centre national de la formation à la police judiciaire (CNFPJ), en octobre 2018 (Crédit photo: GT/ L'Essor).

Le concours des sous-officiers s’enrichit d’une nouvelle épreuve numérique, une manière pour la Gendarmerie de repérer les candidats geeks

La Gendarmerie fait un pas de plus dans le renforcement de ses exigences pour ses futurs gendarmes avec une réforme de son concours des sous-officiers qui introduit une épreuve numérique.

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Illustration (SD/L’Essor).

Cette nouvelle épreuve d’évaluation numérique au concours des sous-officiers prend la forme d’un questionnaire à choix multiples. D’une durée de trente minutes, il doit permettre d’évaluer les connaissances et compétences numériques. “Il est attendu des candidats qu’ils détiennent les fondamentaux de la culture web, de l’environnement numérique, de la protection et de la sécurité informatique”, précise l’arrêté du 25 février 2020.

Un changement qui n’est pas surprenant. L’ancien patron des gendarmes, Richard Lizurey, avait en effet poussé pour une prise en compte de la culture numérique. Dans son discours lors de l’inauguration du forum international de la cybersécurité (FIC), il avait indiqué en 2019, selon les propos rapportés par l’agence de presse AEF, souhaiter inclure “une épreuve d’aisance numérique” dans le recrutement des gendarmes.

Pas de caractère éliminatoire pour cette épreuve numérique

Toutefois, cette évolution reste limitée. Ce questionnaire numérique ne revêt en effet aucun caractère éliminatoire, contrairement aux autres épreuves du concours. Une note inférieure à 6 sur 20 à l’une des autres épreuves est en effet synonyme d’élimination. La Gendarmerie a d’ailleurs profité de l’arrêté mettant en place ce questionnaire numérique pour relever ses exigences à l’épreuve physique. Alors qu’elle admettait jusqu’ici des notes allant jusqu’à 3 sur 20, elle vient de relever ce seuil à 6.

L’épreuve numérique va tout de même, juge le général (2S) Marc Watin-Augouard, permettre de “faire en sorte que tous les futurs sous-officiers aient un minimum d’acculturation au numérique avant d’entrer en école où ils vont recevoir une formation plus orientée cyber. Il faut vérifier que la terre est déjà fertile avant de semer”, note le cofondateur du FIC. Les spécialistes de la formation des gendarmes s’étaient inquiétés par exemple des dérapages de certains gendarmes. Sur les réseaux sociaux, les frontières entre vie professionnelle et privée sont en effet parfois trop vite brouillées.

Lire aussi: Ces lacunes à combler dans la formation des gendarmes

Une innovation regardée également d’un bon œil du côté de l’association Talents du numérique. “L’ensemble des salariés et des fonctionnaires doivent avoir aujourd’hui des compétences numériques, que ce soit en termes d’outils ou de compréhension de cet univers, signale Rémi Ferrand, le délégué général de ce think-tank dédié à la formation au numérique. Faute de quoi ils risquent de ne pas pouvoir évoluer dans leur vie professionnelle.”

GT.

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2 Commentaires

  1. Teriietia

    Concernant le recrutement en tant que sous-officiers de gendarmes

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